Z303

Blog sur le Football Ecossais

Archive for février, 2009

Dimanche 15 février : 13h30 (Celtic - Rangers)

14th février 2009

Des Individualités qui jouent Gros

 

Après avoir abordé la situations des deux clubs et l’atmosphère de la ‘vieille entreprise’, passons désormais au terrain même, aux formations, à la tactique, aux joueurs. Dans un derby, il n’est pas rare de voir certains se liquéfier ou d’autres péter les plombs. La pression aidant, certains parviennent aussi à se sublimer, tel Nacho Novo mais l’espagnol sera absent demain, blessé. Chaque camp aura ainsi ses armes à faire valoir et nul doute que les ‘cadres’ vont être encore plus que regardés…

 

Shaun Maloney sera-t-il remis totalement de sa blessure ? 

 

 Boruc et McGeady en ligne de mire

L’affaire qui éclata la semaine dernière entre les deux joueurs a fait grand bruit à Parkhead. ‘King Artur’ a perdu de sa superbe, surtout quand on pense qu’il était considéré comme l’un des meilleurs portiers du monde en début de saison, et aura à coeur d’oublier le premier Old Firm de l’année. Strachan assure que son gardien sera prêt mais laisse planer le doute quand à sa participation. Toutefois, le DailyRecord indique que le polonais devrait commander sa défense, ce dimanche. Quant à la pépite irlandaise, McGeady, son sélectionneur Trapattoni insiste que son joueur est capable de mieux à l’avenir. Idolâtré l’an passé et insaisissable, l’ailier semble en nette perte de vitesse. Mis sur le banc par Strachan, suspendu à Ibrox par son coach pour avoir ‘eut des mots’ avec lui, McGeady jouera très gros demain. Soit il redeviendra ce joueur aux accélérations fulgurantes capable d’être décisif, soit il s’enfoncera dans une saison assez noire pour lui.

Pour le reste, la formation des ‘Bhoys’ ne devrait pas contenir trop de surprises. La participation de Maloney reste incertaine (il est dans le groupe) mais le capitaine McManus sera bien là. Impressionnant avec Caldwell en décembre dernier, la charnière est redevenue un des points forts du champion cette saison. Le souci viendrait des latéraux, ou Hinkel alterne encore le bon (à Hibernian notamment) et le moyen (à Ibrox). Wilson étant absent, Naylor devrait débuter à gauche et faire face à Davis, qui l’avait tourmenté cette saison…

Dans la création, Strachan aura le choix : Nakamura, Robson, Brown et Hartley sont des titulaires réguliers mais le nouvel arrivant du mercato d’hiver, Willo Flood, a tapé dans l’oeil du coach à l’entraînement et pourrait débuter. Cela serait surprenant car la confiance accordée à ses hommes de base est importante, surtout qu’il faudra résister à la pression. Cet élément pourrait donc contraindre Brown à regarder ses coéquipiers depuis le banc et à admirer McDonald, redevenu décisif après des débuts délicats. Buteur décisif face aux Rangers, lors de la victoire 1-0 en décembre, l’australien est une sorte de Nacho Novo : Décisif dans les grands matchs mais lui n’est pas blessé…

 

Groupe retenu : Boruc, Hinkel, Caldwell, McManus, O’Dea, Naylor, Maloney, McCourt, Scott Brown, Flood, Nakamura, Crosas, Donati, Hartley, McGeady, Vennegoor of Hesselink, Samaras, McDonald, Fox, Robson, Loovens.

Equipe probable (4-4-2) : Boruc - Hinkel ; Caldwell ; McManus ; Naylor - Nakamura (ou Brown) ; Hartley ; Robson (ou Brown) ; McGeady - McDonald ; Samaras

 

 
Scott McDonald, ici au duel avec Dailly, et Nakamura auront-ils récupéré de leur voyage avec leur sélection ?

 

Un mineur déjà majeur ?

Mis à part l’absence de Novo, les ‘Gers’ seront au complet. Contrairement à leur rival vert, ils n’ont pas subi de ‘déferlements médiatiques’ sur des affaires de vestiaire mais plutôt sur un jeune homme : John Fleck. A seulement 17 ans, le prodige écossais s’impose après cinq rencontres disputées en janvier en tant que milieu gauche. Ce poste, ou personne n’a convaincu cette saison (Adam, Beasley, McCulloch, Miller…) sera à la charge de ce joueur formé au club. Walter Smith croit en son ‘teenager’ et l’estime prêt pour ce match. Qui plus est, le sélectionneur Burley annoncait qu’il pourrait sélectionner Fleck face aux Pays-Bas, dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 et en faire ainsi le plus jeune joueur à porter le maillot de la ‘Tartan Army’ ! La pression sera donc énorme sur ce talent brut, comparé à Wayne Rooney.

Cependant, elle le sera sur d’autres ’stars’. En chef de file, le capitaine, Barry Ferguson. Blessé en début de saison, ‘Bazza’ doit faire équipe avec l’excellent Pedro Mendes. De leur association dépendra de la tenue du match car si les deux parviennent à dicter leur rythme, le résultat pourrait être spectaculaire. Seulement voilà, le ’skipper’ a souvent été critiqué (injustement?) et n’a pas encore été décisif. Percutant lors du dernier ‘Old Firm’, notamment en seconde période, il est l’homme capable d’insuffler un état d’esprit permettant à son équipe de se dépasser. Mais, pour qu’il donne sa pleine mesure, ne devrait-il pas jouer un peu plus haut et disposer d’un milieu plus ‘défensif-physique’ à ses côtés ? Sans doute que Walter Smith pense à cela car une formation en 4-1-4-1 n’est pas à négligée. Testée à Aberdeen et face au Milan AC en match amical, avec McCulloch en récupérateur, pourrait être de mise à Celtic Park, surtout si on lit entre les lignes du manager :“I don’t think a draw would be a bad result for either team”. Un bon vieux 0-0 de derrière les fagots et tout le monde serait heureux ?

Il faut tout de même relativiser les chances de voir un seul attaquant de pointe. Si l’on suit la logique du coach, qui se déclare ne pas être quelqu’un pensant à tout miser sur la défensive, le 4-4-2 habituel sera utilisé. Et le duo d’attaque Kenny Miller-Kris Boyd devrait jouer. Or, le premier est décevant, pour ne pas dire plus, et n’a marqué que 7 buts toutes compétitions confondues (tous en SPL). Auteur d’un doublé à Celtic Park, il fut dépassé par les événements à Ibrox et ne montre pas une complémentarité avec le meilleur buteur du championnat évidente. Même si leurs profils sont opposés, l’ex du Celtic ne parvient pas à s’imposer totalement et les supporters ne le portent pas vraiment dans leur coeur. Totalement l’inverse de Boyd. Avec 23 buts toutes compétitons confondues, dont 20 en championnat, l’attaquant formé à Kilmarnock a refusé de partir à Birmingham cet hiver. Ce geste a fait remonté encore sa popularité chez les ‘Light Blues’ et il ne manquerait plus qu’une chose pour qu’il soit considéré comme ‘décisif’ : Marquer dans un Old-Firm ! Boyd a d’ailleurs demandé, par voie de presse, à Smith de l’aligner contre le Celtic pour montrer ce qu’il peut faire. Souvent mis sur le banc dans les grands matchs, il aura donc l’occasion de faire taire ses détracteurs qui le jugent uniquement capables de marquer contre des formations ‘moyennes’. Boyd, Ferguson, Fleck, trois amoureux des Rangers, trois joueurs pour qui se match ne se limite pas à un simple derby.

 

Groupe retenu : McGregor, Broadfoot, Bougherra, Weir, Whittaker, Davis, Mendes, Ferguson, Fleck, Miller, Boyd, Lafferty, Alexander, Papac, McCulloch, Naismith, Aaron, Dailly

Equipe probable (4-4-2) : McGregor - Broadfoot ; Bougherra ; Weir ; Papac - Davis ; Mendes ; Ferguson ; Fleck - Miller (ou Lafferty) ; Boyd

 

David Weir doit faire face à quelques remarques sur son âge mais le vétéran reste indiscutable…

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Dimanche 15 février : 13h30 (Celtic - Rangers)

10th février 2009

Un Tournant ?

 

Seulement deux points séparent les deux ennemis légendaires de la capitale footbalistique écossaise. A quatorze journées de la fin de saison, le troisième ‘Old Firm’ prend donc une importance encore plus essentielle qu’à l’accoutumée. Réputé au-delà des frontières, ce derby illustre la fierté nationale. Tout s’arrête lors de cette journée et chaque personne aimant le football (soit un bon nombre) se préparent et prendra part entre les ‘Light Blues’ et les ‘Bhoys’. En décembre dernier, la victoire du Celtic 1-0 à Ibrox, au terme d’un match particulièrement intense, a été fêté comme si le club avait remporté la Ligue des Champions. Même des fans de 80 ans, marchant avec une canne, trouvaient une seconde jeunesse en entonnant des chants et même en dansant ! Dire que, souvent, dans la même rue, l’autre clan en vient presque aux larmes…

A la suite d’un mercato hivernal assombri par des rumeurs néfastes pour les Rangers, notamment sur le plan financier, le président Murray a assuré que le club n’était pas en danger et la loyauté de ses éléments (Ferguson, Boyd et Mendes notamment) n’ont pas répondu aux appels des clubs anglais. Ainsi, les ‘Gers’ n’ont perdu aucun élément majeur et ont pu se debarasser de certains poids, comme ‘Fat’ Charlie Adam. Qui plus est, avec l’avènement de l’espoir John Fleck (17 ans) au poste de milieu gauche, la formation de Walter Smith a résolu son gros point faible. Le ‘futur Rooney’ selon certains est même déjà dans le collimateur du sélectionneur Burley afin de le retenir contre les Pays-Bas en mars et faire de lui, le plus jeune joueur à porter le maillot de la ‘Tartan Army’

 


Weir et Caldwell en étaient venus aux mains l’an passé, une parfaite illustration de la rivalité entre les deux équipes…

 

 

Le Celtic dans la tourmente ?

L’avance du champion d’Ecosse a fondu ce dernier mois, notamment à cause de contre-performances spectaculaires, comme cette défaite 4-2 à Aberdeen. La formation de Gordon Strachan n’est pas sereine et ce n’est pas la petite victoire face à Queen’s Park (D3), 2-1, en Scottish Cup qui incite à l’optimisme. L’entraîneur avait même exprimé son mécontentement et n’avait pas hésité à citer les seuls noms qui n’avaient pas grand chose à se reprocher (O’Dea, McCourt, Hartley et Boruc). Qui plus est, il a du vite éteindre l’altercation entre sa pépite irlandaise, Aiden McGeady, et son portier polonais, Arthur Boruc, jeudi dernier à l’entraînement. Bien que ‘Strachan le roux’ explique que l’incident est clos, il ne faudrait pas trop s’aventurer dans ses chemins….

La preuve, les remous en interne n’ont jamais été aussi nombreux. Boruc -encore lui- a perdu une part immense de son prestige après sa bourde à Hibernian ou John Rankin marqua de plus de 40 mètres, pour une défaite 2-0 à Easter Road. Ce même gardien a qui l’on reproche son surpoids, son goût pour la boisson et pour la cigarette jouera gros dimanche. Lors du dernier ‘Old Firm’, il avait été impeccable et les grands matchs le transcendent. Avec déjà 25 buts encaissés, l’une des clés de la rencontre sans doute dans la capacité à tenir sa cage inviolée, d’autant plus que les problèmes d’arrière gauche ne sont pas résolus.

Cependant, il subsiste des raisons de croire aux ‘Hoops’ et notamment une : Celtic Park. Le ‘Paradise’ est probablement le théâtre des plus belles ambiances européennes et les choeurs des supporters résonnent à merveille. Nul doute que l’ambiance sera à son comble et que celle-ci donnera du piment à une rencontre qui n’en manque pas. Si les bleus l’emportent, ils passeront devant et mettraient un sérieux coup à une formation meurtrie. A l’inverse, si les ‘Bhoys’ s’imposent, ils disposent de cinq points d’avance et le soleil fera de nouveau son apparition sur Parkhead

 

 
Le prodige John Fleck parviendra-t-il à supporter la pression d’un tel rendez-vous ?

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Scottish Cup : Cinquième Tour

8th février 2009

Les ‘Petits’ contre-attaquent !

 

La doyenne des compétitions a retrouvé de sa magie, même si elle ne l’avait jamais vraiment perdu. En attendant de jouer les trois rencontres reportées (Aberdeen - East Fife ; Airdrie United - Dunfermline ; Forfar - Glasgow Rangers), les hostilités ont tenu toutes leurs promesses. Au programme, de l’intensité, des buts, des expulsions, une tempête de neige à Inverness et, surtout, des surprises ! Il ne faisait pas bon d’être dans le Top Six de SPL ce week-end, bien au contraire…

Queen's Park keeper David Crawford (bottom left) slides in to safely snatch possession from Jan Vennegoor of Hesselink

 

David Crawford et les ‘Spiders’ auront donné du fil à retordre au champion…

 

Des Débats musclés

L’affiche de ce tour se passait à Tynecastle, entre Heart of Midlothian et Falkirk. Le dernier venu chez les ‘Bairns’, Steven Pressley revenait dans son ancien club, tout comme Neil McCann. Avec l’arrivée du premier, l’équipe de John Hughes s’est métamorphosé. D’une formation alléchante offensivement, avec un jeu fait de passes courtes, le manager s’est tourné vers un style plus traditionnel et rugueux. Après une mise en route délicate, avec notamment une défaite 3-0 chez les Rangers en demi-finale de la Coupe de la Ligue, sa formation vient d’enchaîner deux succès consécutifs 1-0. La tête de Lovell, meilleur buteur du club cette saison, fit mouche et la réussite était au rendez-vous. Gary Glen ne trouvait pas le chemin des filets et Driver se plaignit d’un penalty non-sifflé en sa faveur. Ajoutés à cela, une expulsion de part et d’autre, 8 avertissements et un grand match du trio Mallo (nouveau porter de Falkirk), Pressley et Barr et vous obtenez une énorme déception pour le club de la capitale.

Un autre concurrent à l’Europe a mordu la poussière, du côté de Hamilton. Les promus ont triomphé 2-1 de Dundee United grâce à un doublé de Chris Swailes. Les ‘terrors’ ont pourtant eu des occasions d’arracher un replay, notamment en fin de match, mais la victoire des ‘Accies’, ou l’excellent McCarthy a encore brillé, est méritée. La BBC n’hésite pas à parler “d’impressive win”. Le dernier membre des six premiers à avoir foulé les pelouses est passé près d’une déconvenue incroyable.

Le Celtic n’a pu faire mieux qu’une victoire 2-1 sur les amateurs de Queen’s Park F.C. Malgré les présences de Boruc, Caldwell, Hartley, Maloney et toute la bande, les ‘Bhoys’ ont souffert, surtout en deuxième période ou ce sont les ‘Spiders’ qui ont dominé les débats ! La réduction du score d’Adam Coakley, sur un travail de Ryan Holms déjà buteur contre Peterhead au tour précédent, a même entretenu l’espoir pour le doyen écossais. Hélas, l’expulsion du buteur peu après et les tentatives de Cairney et Nicholas ne trouvaient pas le cadre. Le premier fut même élu homme du match et nul doute que la performance du portier David Crawford a du également se faire remarquer. Strachan, lui, préféra stigmatiser le mauvais match de son équipe, perturbé déjà par l’altercation entre Boruc et McGeady : “It was very poor, I didn’t enjoy it all, and I didn’t enjoy watching it”‘. Ambiance, ambiance….


Première victoire pour le nouvel entraîneur d’Inverness, Terry Butcher, 2-0 contre Kilmarnock….

 

Résultats

Celtic - Queen’s Park F.C (D3) : 2-1
Caldwell 19°, McDonald 45° - Coakley 66°
Expulsion : Coakley 81°
Homme du match : Paul Cairney (Queen’s Park)

Hamilton - Dundee United : 2-1
Swailes 47°, 55° - Granger 35°
Homme du match : Chris Swailes (Hamilton)

Heart of Midlothian - Falkirk : 0-1
Lovell 59°
Expulsions : Zaliukas 82° - Arfield 90°
Homme du match : Steven Pressley (Falkirk)

Inverness CT
- Kilmarnock : 2-0
Mihadjuks 36°, Rooney 90°
Expulsion : Kyle 68° (Kilmarnock)
Homme du match : Pavels Mihadjuks (Inverness CT)

Motherwell - St.Mirren : 1-1
Hughes 65° - Dorman 12°

Aberdeen - East Fife (D3) : Reporté mardi 17 février à 20h45
Airdrie United (D2) - Dunfermline Athletic (D2) : Reporté mardi 17 février à 20h45
Forfar Athletic (D4) - Glasgow Rangers : Reporté mercredi 18 février

 

 

 

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Le vrai Derby de Glasgow ?

6th février 2009

Le Doyen écossais se Réveille

 

A l’occasion du cinquième tour de la Scottish Cup, les ‘ogres’ de SPL eurent des tirages, d’apparence, faciles. Les Rangers iront à Forfar (D4), Aberdeen recevra les ‘Fifers’ (D3) et le Celtic sera opposé à Queen’s Park F.C (D3). Pourtant, cette rencontre n’a rien d’un banal match entre le favori et l’amateur, destiné à être dominé. Il met face à face deux des plus gros palmarès de la doyenne des compétitions écossaises avec respectivement 34 et 10 trophées. Et, bien plus encore, il permet aux ‘Spiders’ de revivre parmi les plus grands, de revivre les parfums des grandes ambiances à Glasgow.

 

 

 

 

“To play for the sake of Playing”

9 Juillet 1867, à Elginton Terrace dans le sud de Glasgow, le projet Queen’s Park F.C voit le jour et constitue le premier club de football écossais. Les ‘Hoops’ entraînent vite par la suite d’autres formations, comme les Rangers en 1873 et se forgent un palmarès mais également une réputation. A la fin du XIX°, les clubs anglais demandèrent conseil au ‘Scotch Professors’ du fait de leur supériorité technique (!) et de leurs nombreuses combinaisons. Le club est à son apogée, vogue sur l’Ecosse et participe même à la Coupe d’Angleterre, sans parvenir toutefois à la remporter (deux finales perdues contre Blackburn en 1884 et 1885).

Peu après, en 1890, une ligue écossaise se forma et les ‘Spiders’ furent invités. Or, cela ne pouvait aller avec la mentalité du club :”To play for the sake of Playing”, autrement dit :’”Jouer pour le plaisir de jouer“. Le doyen refuse donc l’offre mais l’acceptera dix années plus tard. 1900, début de la descente pour le seul club à avoir gardé sa devise, celle de l’amateurisme.

 


L’équipe nationale partage Hampden Park avec les ‘Spiders’ et s’offre des victoires mémorables, 1-0 ici face à la France, but de Gary Caldwell

 

 

Charles Campbell, John Lambie, Andy Watson, Alex Ferguson…

Il faudra attendre 1922 avant de voir Queen’s Park descendre au deuxième échelon national. Malgré quatre présences à la dernière place de la Scottish League First Division avant ça, le club bénéficiait d’une protection de la ligue grâce à son statut amateur. Toutefois, comment lutter ? La formation et la fidélité ne durent qu’un temps et malgré des remontées en 1923, 1956 et 1981, les ‘Spiders’ restèrent peu de temps dans l’élite écossaise et encore le nombre de clubs n’était plus comme maintenant (oscillant aux alentours de 20). Ces difficultés sont aussi marquées par une rivalité naissante avec Clyde à cause de l’affaire Willie McAndrew. Pièce maîtresse des ‘Hoops’, ce dernier est contacté par Clyde. L’histoire se termine au bureau de la fédération écossaise puisque Queen’s Park a porté plainte. Après des débats, la ligue statut en faveur des ‘Spiders’ et impose une date butoir pour les transferts (30 avril de chaque année). Voilà donc l’origine du ‘mercato’…

Ce joueur n’est pourtant pas resté dans les mémoires à Hampden Park. Il est éclipsé par bien d’autres qui ont laissé une véritable empreinte, soit au club, soit dans le football écossais. De par sa politique de formation, des éléments de la trempe de Charles Campbell (8 Scottish Cup remportés), Robert Gardner (premier capitaine de l’équipe nationale), John Lamble (plus jeune joueur à porter la tunique écossaise et à en devenir le capitaine) ou Andrew Watson (premier joueur noir sélectionné dans une équipe nationale) ont contribué à faire grandir l’image de marque de QPFC. Plus récemment, des grands noms sont sortis, à l’instar d’Alex Ferguson, formé ici ou Malki Mackay (3 sélections et ancien du Celtic et West Ham) ou bien Aiden McGeady, passé dans les classes jeunes des Hoops avant de rejoindre d’autres Hoops…

 


Stuart Kettlewell, désormais capitaine de Clyde, sera-t-il le prochain formé au club à jouer en SPL ?

 

Un Renouveau par la formation ?

Suite à des barrages parfaitement maitrisés contre East Fife, le doyen écossais est parvenu à remonter d’un niveau et d’être à l’avant dernier de la Scottish Football League, le troisième. Depuis 1993, ce n’est que la quatrième saison en ‘Scottish Second Division’, le reste du temps se passait dans le dernier échelon ou l’équipe finit même dernière en 2001/2002 (impossible d’être relégué car les ‘non-leagues’ sont indépendantes de la SFL). C’est à partir de ces moments noirs qu’une lueur va arriver. Le retour aux choses simples, à la formation et à une certaine qualité de jeu. Pour cela, l’entraîneur Billy Stark, désormais en charge des espoirs écossais, arrive en 2004 et ouvre une vaste politique pour les jeunes et pour une image sur le long terme. Les fans, aux alentours de 500 à chaque rencontre à Hampden Park (imaginez le vide…) se remettent de tout coeur derrière leur club et les résultats arrivent.

Malgré une saison compliquée du fait de l’absence de renforts, QPFC s’est maintenu l’an passé et devrait en faire de même cette année. Le club a perdu pourtant tous ses talents, toutes ses pépites sortis et façonnés par Billy Stark. En partant l’an passé pour l’équipe espoir écossaise, l’homme a laissé un vide. Ses talents de recruteur étaient aussi reconnus que sa science du beau jeu. Parvenu à faire venir des Mick Dunlop, Steven Reilly ou Robert Dunn alors que le club est toujours amateur, fut un de ses succès. Mais son plus grand est d’avoir monté des joueurs que s’arrachent des formations de D2. Paul Paton et Phil Cairney (prêté à QPFC cette saison) sont allés voir à Partick Thistle et David Weatherston, ex-meilleur buteur à Hampden est parti à St.Johnstone et joue désormais à Queen of the South. Les deux plus prometteurs sont eux à Clyde : Alan Trouten, capable d’arpenter tout le flanc droit, dispose d’un vrai temps de jeu (18 matchs et 3 buts) et Stuart Kettlewell, un ‘box to box mildfielder’ de 24 ans. Ce dernier est un titulaire indiscutable, à tel point qu’il fut nommé capitaine ! Son avenir s’annonce sans doute plus haut dans peu de temps…

Ainsi, demain dans la capitale du football écossaise, les ‘Spiders’ ont rendez-vous avec leur glorieuse histoire. Vous pouvez demander à n’importe quel écossais qu’est ce que Queen’s Park et il vous répondra le plus vieux club et qui est resté amateur. Cela vaut bien quelques moqueries de certains mais surtout de l’affection pour la plupart. Alors, à Celtic Park, tous ces joueurs jouant pour le plaisir du jeu vont vivre un moment unique. Ceux-ci qui ont tout donné depuis quelques saisons (David Crawford, Richard Sinclair, Tony Quinn, Steven Reilly, Damiano Agostini…) ou qui sont des découvertes du coach Gardner Speirs (Jamie Brough, Ross Dunlop, Ian Watt) se préparent et aimeraient tant montrer qui sont les ‘Scotch Professors’

 

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L’épopée Aberdeen (3/3) par McFarlane

2nd février 2009

On dit que c’est au printemps que les choses sérieuses commencent dans les compétitions européennes. Le club écossais fait donc figure de petit poucet à ce stade, d’autant plus que le tirage au sort ne leur est pas favorable et c’est le grand Bayern de Munich, qui va croiser leur chemin. Même si le club n’a plus le clinquant des années 70, qui lui avait permis d’obtenir tant de trophées dont quatre consécutifs, les joueurs présents cette année là possèdent une expérience impressionnante: certains ont joué la finale de coupe du monde ou encore la dernière finale de coupe des champions (Paul Breitner; Karl Heinz Rummenigge, Volfgang Dremmler ou encore Dieter Hoeness.)

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Le 02 mars 1983, Strachan et ses coéquipiers se rendent dans l’antre du club allemand, avec comme seule certitude, leur « stabilité » défensive, même si elle n’a été éprouvée que contre des “petits clubs”. Les Allemand, certains de leur puissance, ne se demandent pas comment battre les écossais mais quand ils vont marquer. C’est d’ailleurs ce que demandent et attendent les 35 000 spectateurs qui sont venus escompter une victoire facile de leurs protégés.
Ils devront attendre longtemps, car les hommes de Ferguson vont faire plus que résister et les Munichois ne parviendront jamais à transpercer les buts de Leighton.
Ce résultat ne décourage nullement les Bavarois et le Coach Pál Csernai, prédit que ses joueurs finiront le travail en Ecosse.
Néanmoins, Kaizer Franz se dit impressionné : « Aberdeen a joué un jeu techniquement très bon. Même s’ils ont la passion, qui vient des équipes Ecossaises, ils n’ont pas le style de jeu Britannique. Ils rendront les choses très difficiles pour le Bayern en Ecosse“.

Bayern Munich- Aberdeen : 0-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy;Rouguie ; Cooper; McLeish; Miller ; Black; Simpson McGhee; ; Bell; Weir
Remplaçant: Strachan

Les débuts du match retour semblent donner raison à Pál Csernai, puisque les allemands ouvrent très vite le score au grand dam des 24 000 Spectateurs présents en ce 16 Mars 1983. Klaus Augenthaler ouvrait le score pour les Bavarois mais Neil Simpson égalisait avant la pause. Malheureusement les allemands ne se démontent pas devant l’adversité et vont inscrire un nouveau but (Hans Pfügler à la 62è minute). En menant par 2-1, les coéquipiers de Breitner sont en position de toute puissance. L’égalisation ne serait pas suffisante, puisque les allemands mèneraient encore au bénéfice des buts inscrits à l’extérieur.
Pendant vingt minutes, les Ecossais vont faire le siège des buts allemands, mais par un excès de précipitation, une maîtrise allemande, le gardien n’est guère inquiété. Déjà certains spectateurs songent à partir, ne voyant pas comment les Dons pourront renverser la tendance.
A un quart d’heure de la fin, Ferguson (pris d’un coup de génie?) va jouer le tout pour le tout. Alors, comme il l’indiquera lui même plus tard, va débuter “( “ Pittodrie’s greatest night,”) la plus grande nuit de Pittodrie”. Il remplace Neil Simpson par Hewitt et Stuart Kennedy par John McMaster. Les Ecossais vont jouer 10 à 15 minutes de folie, ces moments ou tout est possible, ou tout vous réussit..
Car cette stratégie (ce coaching dit on maintenant) a déstabilisé les allemands. Ce sont 10 Ecossais qui se ruent sur le but adverse, soutenus par un stade en transe.

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La pression va s’avérer trop forte pour les Bavarois, qui tel des boxeurs, acculés vers le coin du ring avant de tomber par KO, vont accuser le coup par deux fois. D’abord, McLeish égalise. Sur un centre de Strachan, chef d’orchestre d’une soirée émérite, le défenseur niche le ballon hors de portée du portier Munichois. Symbole de toute une équipe, le défenseur central redonne l’espoir à toute un club, tout un peuple, mais les Ecossais ne sont toujours pas qualifiés (au bénéfice des buts marqués à l’extérieur, les allemands s’arqueboutent à leur mince avance).
Le temps pour les allemands d’engager de nouveau. Moins d’une minute plus tard, John Hewitt se présente seul devant le gardien bavarois et ne rate pas l’occasion. L’Ecossais exulte, ses coéquipiers fondent sur lui, le stade peut s’enflammer. Au bout du suspens, l’ogre allemand est terrassé et s’effondre, tel un animal mis à mort.
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Le match est terminé ; Les dernières minutes, le stade tangue, vacille, les spectateurs chantent l’Hymne d’Aberdeen. C’est l’apothéose pour Ferguson. L’arbitre peut libérer les héros, qui vont être ovationnés de longues minutes dans une communion émouvante.
Le coach hongrois reconnait enfin la victoire des adversaires : « Alors que nous avions le match bien en main, nous avons été complètement submergés dans la deuxième partie de la deuxième mi-temps. Aberdeen; aura été un adversaire insurmontable pour les joueurs. Nous leur souhaitons bonne chance pour le reste du tournoi.»
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Aberdeen va ainsi jouer une demi-finale de coupe d’europe, mais les hommes de Fergie veulent plus maintenant !Aberdeen - Bayern Munich: 3-2
Buteurs: Simpson; McLeish; Hewitt.
Aberdeen : Leighton- Kennedy ;Rouguie ;Cooper; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Hewitt; McMaster

Ces quarts de finale auront été l’occasion de bien des surprises, puisque Barcelone est éliminé (Vienne se qualifie grâce aux buts marqués à l’extérieur), Waterschei élimine le Paris SG (après prolongations) et le Réal vient péniblement à bout de l’Inter de Milan.
Le tirage au sort est indulgent pour les Dons puisqu’ils évitent le grand Réal de Madrid. Direction le Belgique pour affronter le club de Genk

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Qui, pour entrer dans la légende, qui du club belge ou écossais entrera dans le panthéon des clubs européens?
Une occasion unique se présente pour l’une des deux équipes. Le parcours des belges avait certes été plus clément puisqu’ils ont éliminé les modestes luxembourgeois de Dufferdange, puis les danois de KB Coppenhague, avant d’éliminer le club français. Mais il ne faut pas s’attacher au résultat brut.

Le tirage au sort a désigné le premier match à Pittodrie et le 06 Avril , 20 000 Spectateurs accueillent une équipe belge et espèrent que leur protégés vont réitérer la performance établie contre le Bayern.
Dès le coup d’envoi, les joueurs vont se ruer vers le but belge. Watterschei est paralysé par l’entame de match de ses adversaires : deux buts après cinq minutes de jeu. Les belges ne s’en remettront jamais.

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Le début de match d’Aberdeen a été parfait, plein de puissance et de passion. Trois autres buts en deuxième période viendront confirmer la supériorité écrasante des écossais, ce que reconnaitra Janssen, le capitaine Belge : « Notre début de rencontre a été catastrophique. Nous avons été dominés dans tous les compartiments de jeu et dans le mental également. Les Reds ont mobilisé le ballon tout au long de la rencontre et nous n’avons jamais réussi à leur contester leur leadership. Nous avons été surpris car nous n’avions jamais pensé qu’ils jouaient aussi bien et qu’ils seraient si formidables. Même si nous avons inscrits un but, notre tâche sera impossible en Belgique.»

Aberdeen– Waterschei: 5-1
Buteurs: Simpson; McGhee (2); Black; Weir
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; Rouguie ; Bell; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Cooper; Hewitt

Le 19 Avril, les Belges accueillent donc les écossais sans beaucoup d’espoir ni conviction. Tout le monde se doute que ce match ne sera qu’une formalité. Ferguson a même fait tourner son effectif, ne laissant en place que les deux tours de sa défense centrale : Miller et McLeish.
Les Belges eux même ne sont pas enthousiastes et savent très bien qu’ils ne pourront jamais remonter leurs quatre buts de retard. Effectivement la paire centrale n’aura qu’une seule absence, lorsqu’à la 73è minute, ils laisseront Woordeckers partir battre Leighton.
Mais la victoire se sera arrivée dans la douleur, puisque les Reds perdent un des piliers de l’équipe : Stuart Kennedy est sorti du match en boitant bas. Sa blessure au genou l’empêchera de participer à la finale tant attendue. Pire, elle va gâcher le restant de sa carrière.
Mais la finale aura bien lieu et les Ecossais vont affronter un autre géant européen, vainqueur alors de six trophées européens : Le Réal de Madrid.

Waterschei–Aberdeen: 1-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ; Rouguie ; McLeish – Miller ; Hewitt; Simpson McGhee; Weir; Watson
Remplaçants : Angus;Falconner.

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GOTHENBURG, 11 Mai 1983.
La légende ne se décrète pas, elle se crée, se construit, se forge, se façonne, …. 13000 écossais ont fait le déplacement pour rêver. Ils sont venus par avion, par mer par terre. Ils sont venus encourager leurs Reds. Ils sont venus assister à la mission impossible : Voir onze parvenus du nord est de l’écosse abattre le géant espagnol. Exploit impossible ? Performance chimérique ? Dans les rêves les plus fous, personne n’aurait imaginé, en début de saison, que le club puisse atteindre la finale, alors la victoire. En tout cas, tous les pronostics vont dans le même sens et prédisent une nouvelle victoire Ibérique.
Il faut dire que le club madrilène a fière allure. Avec à sa tête le légendaire Alfrédo Di Stephano, le Réal est à la poursuite de son glorieux passé, qu’il cherche à rejoindre.Coté joueurs, la qualité est également présente. Avec Carlos Alonso “Santillana”, l’équipe a le meilleur buteur de la compétition. Avec Camacho, elle possède un des meilleurs défenseirs de l’histoire du Real. Il est associé en défense à Stilieke, finaliste de la coupe du monde avec l’Allemagne

En ce 11 Mai, c’est la pluie qui accueille les 18 000 spectateurs du stade « Nya Ullevi » de Götteborg , une pluie continue et insistante, qui fort heureusement ne bouleversera pas les enjeux de la rencontre.
Ce sont donc onze fougueux écossais qui montent à l’assaut du colosse espagnol. Les premières minutes voient les Dons partir à l’assaut et un premier miracle se produit : Le Real se laissait surprendre très tôt et Eric Black ouvre la marque pour Aberdeen (Septième minute).
Mais avec les ailiers Juan Gómez “Juanito” et Isidro Díaz en soutien de l’avant-centre Carlos Santillana, les Espagnols se montraient dangereux. Juanito égalisait à la 15e minute, sur un pénalty (après une obsruction de Leighton sur Santillana). Alors malgré la pluie, malgré le terrain difficile, les deux protagonistes vont offrir aux spectateurs, à leurs supporteurs, 75 minutes de très beau football.
Les deux équipes se rendent coup pour coup. Alternant chacune leur période de domination, chacun cherche à dominer l’autre ; les actions se succèdent, le beau jeu est de mise. Mais au bout des 90 minutes, la décision n’est pas faite. Il faut avoir recours aux prolongations.
La première prolongation repart sur le même rythme et les deux équipes cherchent le KO. Une fois de plus, le coaching de Ferguson va s’avérer capital. En sortant Eric Black, épuisé d’avoir tant couru, Ferguson fait rentrer son joker, qui a déjà été gagnant par le passé. John Hewitt est entré en jeu juste avant la fin des 90 premières minutes et remplacer Black, poste pour poste.
Juste avant la fin de la première période, sur un centre, l’attaquant écossais plonge courageusement devant Agustin Rodrigues, le gardien espagnol, pour inscrire de la tête le but du titre. C’est du délire dans le clan écossais, c’est du délire dans les tribunes à forte composante écossaise.

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Mais il faut encore tenir 15 minutes. L’équipe espagnole se rue sur les buts de Leighton, mais le gardien écossais a la grâce avec lui, La défense centrale a construit un mur devant lui.
Dix minutes encore à tenir, Strachan rayonne de toute sa classe dès qu’il récupère le ballon.
Cinq longues minutes, McGhee a encore l’énergie de partir en contre.
L’arbitre fait signe de jouer, le temps normal est passé, le banc trépigne d’impatience sur la touche.
Ca y est, Mr Gianfranco MENEGALI cesse de courir, se tourne vers le rond central, porte le sifflet à sa bouche et décrète la fin de la rencontre. Abasourdis, les écossais sont incrédules. Ils ont partagé cette aventure depuis le mois d’aout précédent. Ils ont renversé des montagnes pour grimper leur Everest. Alors sous la pluie toujours omniprésente, les larmes vont venir se mêler à la sueur.
Il est enfin venu le temps de la célébration: Capitaine Miller prend le trophée des mains du président de l’UEFA et en retenant son souffle soulève le trophée. Ses coéquipiers se pressent autour. La clameur se lève, les acclamations, l’ovation du public envahit le petit stade suédois.ImageImageImage
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( McGhee/Ferguson)

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Le plus grand hommage sera rendu par le légendaire Alfredo Di Stefano: “Aberdeen possède ce que l’argent ne peut acheter: une âme, un esprit d’équipe dans une tradition familiale“.
Ferguson préfère évoquer la réaction de son président: ” Je me rappellerai toute ma vie sa réaction. Quand Dick Donald est descendu de la tribune d’honneur, il paraissait mystérieux, impénétrable, mais en s’approchant je me suis aperçu que j’étais loin du compte: Il pleurait. Il s’est jeté dans mes bras et m’a étreint contre lui. Lui si réservé, de la vieille école… et je l’ai entendu murmurer: Vos garçons ont été formidables. Cette nuit, c’est le plus grand moment de ma vie…”

Le club est ainsi entré dans une dynamique de victoires. La supercoupe contre Hambourg quelques mois plus tard, le championnat. Au fait de sa gloire, Ferguson va quitter l’écosse. Le fils d’un ouvrier de chantier naval va prendre les rennes d’un autre club qu’il rendra mytique. Mais ce sont d’autres histoires

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