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Blog sur le Football Ecossais

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L’épopée Aberdeen (3/3) par McFarlane

2nd février 2009

On dit que c’est au printemps que les choses sérieuses commencent dans les compétitions européennes. Le club écossais fait donc figure de petit poucet à ce stade, d’autant plus que le tirage au sort ne leur est pas favorable et c’est le grand Bayern de Munich, qui va croiser leur chemin. Même si le club n’a plus le clinquant des années 70, qui lui avait permis d’obtenir tant de trophées dont quatre consécutifs, les joueurs présents cette année là possèdent une expérience impressionnante: certains ont joué la finale de coupe du monde ou encore la dernière finale de coupe des champions (Paul Breitner; Karl Heinz Rummenigge, Volfgang Dremmler ou encore Dieter Hoeness.)

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Le 02 mars 1983, Strachan et ses coéquipiers se rendent dans l’antre du club allemand, avec comme seule certitude, leur « stabilité » défensive, même si elle n’a été éprouvée que contre des “petits clubs”. Les Allemand, certains de leur puissance, ne se demandent pas comment battre les écossais mais quand ils vont marquer. C’est d’ailleurs ce que demandent et attendent les 35 000 spectateurs qui sont venus escompter une victoire facile de leurs protégés.
Ils devront attendre longtemps, car les hommes de Ferguson vont faire plus que résister et les Munichois ne parviendront jamais à transpercer les buts de Leighton.
Ce résultat ne décourage nullement les Bavarois et le Coach Pál Csernai, prédit que ses joueurs finiront le travail en Ecosse.
Néanmoins, Kaizer Franz se dit impressionné : « Aberdeen a joué un jeu techniquement très bon. Même s’ils ont la passion, qui vient des équipes Ecossaises, ils n’ont pas le style de jeu Britannique. Ils rendront les choses très difficiles pour le Bayern en Ecosse“.

Bayern Munich- Aberdeen : 0-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy;Rouguie ; Cooper; McLeish; Miller ; Black; Simpson McGhee; ; Bell; Weir
Remplaçant: Strachan

Les débuts du match retour semblent donner raison à Pál Csernai, puisque les allemands ouvrent très vite le score au grand dam des 24 000 Spectateurs présents en ce 16 Mars 1983. Klaus Augenthaler ouvrait le score pour les Bavarois mais Neil Simpson égalisait avant la pause. Malheureusement les allemands ne se démontent pas devant l’adversité et vont inscrire un nouveau but (Hans Pfügler à la 62è minute). En menant par 2-1, les coéquipiers de Breitner sont en position de toute puissance. L’égalisation ne serait pas suffisante, puisque les allemands mèneraient encore au bénéfice des buts inscrits à l’extérieur.
Pendant vingt minutes, les Ecossais vont faire le siège des buts allemands, mais par un excès de précipitation, une maîtrise allemande, le gardien n’est guère inquiété. Déjà certains spectateurs songent à partir, ne voyant pas comment les Dons pourront renverser la tendance.
A un quart d’heure de la fin, Ferguson (pris d’un coup de génie?) va jouer le tout pour le tout. Alors, comme il l’indiquera lui même plus tard, va débuter “( “ Pittodrie’s greatest night,”) la plus grande nuit de Pittodrie”. Il remplace Neil Simpson par Hewitt et Stuart Kennedy par John McMaster. Les Ecossais vont jouer 10 à 15 minutes de folie, ces moments ou tout est possible, ou tout vous réussit..
Car cette stratégie (ce coaching dit on maintenant) a déstabilisé les allemands. Ce sont 10 Ecossais qui se ruent sur le but adverse, soutenus par un stade en transe.

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La pression va s’avérer trop forte pour les Bavarois, qui tel des boxeurs, acculés vers le coin du ring avant de tomber par KO, vont accuser le coup par deux fois. D’abord, McLeish égalise. Sur un centre de Strachan, chef d’orchestre d’une soirée émérite, le défenseur niche le ballon hors de portée du portier Munichois. Symbole de toute une équipe, le défenseur central redonne l’espoir à toute un club, tout un peuple, mais les Ecossais ne sont toujours pas qualifiés (au bénéfice des buts marqués à l’extérieur, les allemands s’arqueboutent à leur mince avance).
Le temps pour les allemands d’engager de nouveau. Moins d’une minute plus tard, John Hewitt se présente seul devant le gardien bavarois et ne rate pas l’occasion. L’Ecossais exulte, ses coéquipiers fondent sur lui, le stade peut s’enflammer. Au bout du suspens, l’ogre allemand est terrassé et s’effondre, tel un animal mis à mort.
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Le match est terminé ; Les dernières minutes, le stade tangue, vacille, les spectateurs chantent l’Hymne d’Aberdeen. C’est l’apothéose pour Ferguson. L’arbitre peut libérer les héros, qui vont être ovationnés de longues minutes dans une communion émouvante.
Le coach hongrois reconnait enfin la victoire des adversaires : « Alors que nous avions le match bien en main, nous avons été complètement submergés dans la deuxième partie de la deuxième mi-temps. Aberdeen; aura été un adversaire insurmontable pour les joueurs. Nous leur souhaitons bonne chance pour le reste du tournoi.»
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Aberdeen va ainsi jouer une demi-finale de coupe d’europe, mais les hommes de Fergie veulent plus maintenant !Aberdeen - Bayern Munich: 3-2
Buteurs: Simpson; McLeish; Hewitt.
Aberdeen : Leighton- Kennedy ;Rouguie ;Cooper; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Hewitt; McMaster

Ces quarts de finale auront été l’occasion de bien des surprises, puisque Barcelone est éliminé (Vienne se qualifie grâce aux buts marqués à l’extérieur), Waterschei élimine le Paris SG (après prolongations) et le Réal vient péniblement à bout de l’Inter de Milan.
Le tirage au sort est indulgent pour les Dons puisqu’ils évitent le grand Réal de Madrid. Direction le Belgique pour affronter le club de Genk

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Qui, pour entrer dans la légende, qui du club belge ou écossais entrera dans le panthéon des clubs européens?
Une occasion unique se présente pour l’une des deux équipes. Le parcours des belges avait certes été plus clément puisqu’ils ont éliminé les modestes luxembourgeois de Dufferdange, puis les danois de KB Coppenhague, avant d’éliminer le club français. Mais il ne faut pas s’attacher au résultat brut.

Le tirage au sort a désigné le premier match à Pittodrie et le 06 Avril , 20 000 Spectateurs accueillent une équipe belge et espèrent que leur protégés vont réitérer la performance établie contre le Bayern.
Dès le coup d’envoi, les joueurs vont se ruer vers le but belge. Watterschei est paralysé par l’entame de match de ses adversaires : deux buts après cinq minutes de jeu. Les belges ne s’en remettront jamais.

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Le début de match d’Aberdeen a été parfait, plein de puissance et de passion. Trois autres buts en deuxième période viendront confirmer la supériorité écrasante des écossais, ce que reconnaitra Janssen, le capitaine Belge : « Notre début de rencontre a été catastrophique. Nous avons été dominés dans tous les compartiments de jeu et dans le mental également. Les Reds ont mobilisé le ballon tout au long de la rencontre et nous n’avons jamais réussi à leur contester leur leadership. Nous avons été surpris car nous n’avions jamais pensé qu’ils jouaient aussi bien et qu’ils seraient si formidables. Même si nous avons inscrits un but, notre tâche sera impossible en Belgique.»

Aberdeen– Waterschei: 5-1
Buteurs: Simpson; McGhee (2); Black; Weir
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; Rouguie ; Bell; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Cooper; Hewitt

Le 19 Avril, les Belges accueillent donc les écossais sans beaucoup d’espoir ni conviction. Tout le monde se doute que ce match ne sera qu’une formalité. Ferguson a même fait tourner son effectif, ne laissant en place que les deux tours de sa défense centrale : Miller et McLeish.
Les Belges eux même ne sont pas enthousiastes et savent très bien qu’ils ne pourront jamais remonter leurs quatre buts de retard. Effectivement la paire centrale n’aura qu’une seule absence, lorsqu’à la 73è minute, ils laisseront Woordeckers partir battre Leighton.
Mais la victoire se sera arrivée dans la douleur, puisque les Reds perdent un des piliers de l’équipe : Stuart Kennedy est sorti du match en boitant bas. Sa blessure au genou l’empêchera de participer à la finale tant attendue. Pire, elle va gâcher le restant de sa carrière.
Mais la finale aura bien lieu et les Ecossais vont affronter un autre géant européen, vainqueur alors de six trophées européens : Le Réal de Madrid.

Waterschei–Aberdeen: 1-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ; Rouguie ; McLeish – Miller ; Hewitt; Simpson McGhee; Weir; Watson
Remplaçants : Angus;Falconner.

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GOTHENBURG, 11 Mai 1983.
La légende ne se décrète pas, elle se crée, se construit, se forge, se façonne, …. 13000 écossais ont fait le déplacement pour rêver. Ils sont venus par avion, par mer par terre. Ils sont venus encourager leurs Reds. Ils sont venus assister à la mission impossible : Voir onze parvenus du nord est de l’écosse abattre le géant espagnol. Exploit impossible ? Performance chimérique ? Dans les rêves les plus fous, personne n’aurait imaginé, en début de saison, que le club puisse atteindre la finale, alors la victoire. En tout cas, tous les pronostics vont dans le même sens et prédisent une nouvelle victoire Ibérique.
Il faut dire que le club madrilène a fière allure. Avec à sa tête le légendaire Alfrédo Di Stephano, le Réal est à la poursuite de son glorieux passé, qu’il cherche à rejoindre.Coté joueurs, la qualité est également présente. Avec Carlos Alonso “Santillana”, l’équipe a le meilleur buteur de la compétition. Avec Camacho, elle possède un des meilleurs défenseirs de l’histoire du Real. Il est associé en défense à Stilieke, finaliste de la coupe du monde avec l’Allemagne

En ce 11 Mai, c’est la pluie qui accueille les 18 000 spectateurs du stade « Nya Ullevi » de Götteborg , une pluie continue et insistante, qui fort heureusement ne bouleversera pas les enjeux de la rencontre.
Ce sont donc onze fougueux écossais qui montent à l’assaut du colosse espagnol. Les premières minutes voient les Dons partir à l’assaut et un premier miracle se produit : Le Real se laissait surprendre très tôt et Eric Black ouvre la marque pour Aberdeen (Septième minute).
Mais avec les ailiers Juan Gómez “Juanito” et Isidro Díaz en soutien de l’avant-centre Carlos Santillana, les Espagnols se montraient dangereux. Juanito égalisait à la 15e minute, sur un pénalty (après une obsruction de Leighton sur Santillana). Alors malgré la pluie, malgré le terrain difficile, les deux protagonistes vont offrir aux spectateurs, à leurs supporteurs, 75 minutes de très beau football.
Les deux équipes se rendent coup pour coup. Alternant chacune leur période de domination, chacun cherche à dominer l’autre ; les actions se succèdent, le beau jeu est de mise. Mais au bout des 90 minutes, la décision n’est pas faite. Il faut avoir recours aux prolongations.
La première prolongation repart sur le même rythme et les deux équipes cherchent le KO. Une fois de plus, le coaching de Ferguson va s’avérer capital. En sortant Eric Black, épuisé d’avoir tant couru, Ferguson fait rentrer son joker, qui a déjà été gagnant par le passé. John Hewitt est entré en jeu juste avant la fin des 90 premières minutes et remplacer Black, poste pour poste.
Juste avant la fin de la première période, sur un centre, l’attaquant écossais plonge courageusement devant Agustin Rodrigues, le gardien espagnol, pour inscrire de la tête le but du titre. C’est du délire dans le clan écossais, c’est du délire dans les tribunes à forte composante écossaise.

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Mais il faut encore tenir 15 minutes. L’équipe espagnole se rue sur les buts de Leighton, mais le gardien écossais a la grâce avec lui, La défense centrale a construit un mur devant lui.
Dix minutes encore à tenir, Strachan rayonne de toute sa classe dès qu’il récupère le ballon.
Cinq longues minutes, McGhee a encore l’énergie de partir en contre.
L’arbitre fait signe de jouer, le temps normal est passé, le banc trépigne d’impatience sur la touche.
Ca y est, Mr Gianfranco MENEGALI cesse de courir, se tourne vers le rond central, porte le sifflet à sa bouche et décrète la fin de la rencontre. Abasourdis, les écossais sont incrédules. Ils ont partagé cette aventure depuis le mois d’aout précédent. Ils ont renversé des montagnes pour grimper leur Everest. Alors sous la pluie toujours omniprésente, les larmes vont venir se mêler à la sueur.
Il est enfin venu le temps de la célébration: Capitaine Miller prend le trophée des mains du président de l’UEFA et en retenant son souffle soulève le trophée. Ses coéquipiers se pressent autour. La clameur se lève, les acclamations, l’ovation du public envahit le petit stade suédois.ImageImageImage
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( McGhee/Ferguson)

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Le plus grand hommage sera rendu par le légendaire Alfredo Di Stefano: “Aberdeen possède ce que l’argent ne peut acheter: une âme, un esprit d’équipe dans une tradition familiale“.
Ferguson préfère évoquer la réaction de son président: ” Je me rappellerai toute ma vie sa réaction. Quand Dick Donald est descendu de la tribune d’honneur, il paraissait mystérieux, impénétrable, mais en s’approchant je me suis aperçu que j’étais loin du compte: Il pleurait. Il s’est jeté dans mes bras et m’a étreint contre lui. Lui si réservé, de la vieille école… et je l’ai entendu murmurer: Vos garçons ont été formidables. Cette nuit, c’est le plus grand moment de ma vie…”

Le club est ainsi entré dans une dynamique de victoires. La supercoupe contre Hambourg quelques mois plus tard, le championnat. Au fait de sa gloire, Ferguson va quitter l’écosse. Le fils d’un ouvrier de chantier naval va prendre les rennes d’un autre club qu’il rendra mytique. Mais ce sont d’autres histoires

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L’épopée d’Aberdeen par McFarlane

15th janvier 2009

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Comment un club peut il entrer dans la légende ?
C’est leur épopée en coupe des coupes, qui va faire connaître les « hommes de Ferguson » sur le continent européen et ainsi marquer le football écossais à jamais. Cette épreuve, qui est maintenant abolie, rassemblait les vainqueurs de la coupe nationale et se jouait par match aller retour intégral. Cette année là, des clubs comme, le Bayern, l’Inter, Tottenham ou encore le Réal vont également chercher à succéder au palmarès à Barcelone, le tenant du titre.
Bien qu’ils aient remporté la coupe d’Ecosse aux dépends des Gers, la saison précédente (4-1, après prolongations), le club cher à Alex Ferguson n’est pas favori de l’épreuve De plus, cette saison là, 36 clubs sont en lice, nécessitant ainsi l’organisation d’un tour préliminaire.

L’équipe écossaise va devoir jouer ce tour préliminaire et le tirage au sort leur désigne les suisses du FC Sion avec match aller à Pittodrie.
Le 18 Aout 1982, devant 13 000 Spectateurs étourdis par le spectacle, les Dons vont laminer leur adversaire surclassé par le rythme imposé par des Reds insaisissables et virevoltants. C’est Eric Black qui ouvre le score. Six autres buts suivront dans les quatre vingt dix minutes : 7-0, cette victoire restera comme un des plus grands succès du club en coupe d’Europe (toute compétition confondue).
Même Ferguson ne revient pas du résultat : « Nous avons joué comme dans un rêve, alors que nous venons à peine de débuter la saison. »

Feuille de match :

Aberdeen – FC Sion : 7-0
Buteurs: Kennedy-Simpson-Strachan-Black-McGhee- Hewitt-
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ; Simpson; McLeish; Miller; Strachan; Black; McGhee; Bell; Hewitt
Renplaçants: Weir-Rougvie

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But de Neil Simpson
Le match retour est l’occasion d’un premier voyage dans le paysage alpin suisse. Mais les Ecossais ne sont pas venus faire du tourisme. Seulement 2 400 spectateurs sont venus encourager leur équipe (alors que le “stade de Tourbillon” pouvait à l’époque en contenir jusque 16000). En ce 1er Septembre les Dons vont plus que confirmer le résultat du match aller puisqu’ils s’imposent par quatre buts à un. Bregy, le coach encore abasourdi et complètement dépassé par le jeu de ses adversaires, finira par dire : « Aberdeen a joué comme s’ils étaient sur une autre planète »

Feuille de match :

FC Sion –Aberdeen: 1-4
Buteurs: Miller; McGhee (2); Hewitt
Aberdeen: Leighton, Kennedy; McMaster; Simpson; Cooper; Miller; Strachan; Bell; McGhee; Hewitt; Remplaçants: Black; McLeish

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Cette double victoire permet au club écossais d’entrer dans la compétition et le tirage au sort du premier Tour, leur octroie le modeste club albanais de Tirana. Le 15 Septembre, Aberdeen accueille le Dinamo de Tirana. Après la démonstration du tour préliminaire, tout le monde s’attend à une nouvelle et large victoire. Mais celle-ci mettra longtemps à se dessiner.
En fait, onze albanais recroquevillés devant leur but empêchent les écossais de déployer leur jeu et les coéquipiers de Strachan peinent tout au long de la rencontre pour se créer des occasions.
Les 15 000 spectateurs vont néanmoins pouvoir respirer lorsque Hewitt, à la 29é minute, ouvre le score. Il délivre ses partenaires en inscrivant un but d’avant centre : un tir de Doug Bell détourné par Luarasi, le portier albanais : Hewitt n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets.

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Toutefois, les écossais ne parviendront jamais à doubler le score, ce qui fera dire à Ferguson, dès la fin de la rencontre : « Nous avons fait le plus difficile en ouvrant le score, car nous savions que cette équipe était extrêmement difficile à jouer. J’espère que ce but sera suffisant. De toute façon, nous devrons être à notre meilleur niveau lors du match retour“.

Feuille de match :

Aberdeen – Dinamo Tirana : 1-0
Buteurs: Hewitt
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ;Bell ; Rouguie – Miller ; Simpson Strachan ; Hewitt; McGhee; Bell;

Le match retour est une véritable expédition en terre inconnue. Il faut dire qu’à cette époque le pays tout entier est coupé du reste du monde. Sous le régime mis en place par Enver Hoxha, le pays subit un profond isolement du reste de l’europe.
Dès l’entrée dans le pays, ce sont d’incessants contrôles, des propos hostiles. Le score par ailleurs, permet aux Albanais de rêver à une qualification et cherchent donc à employer tous les moyens.
Le stade Selman Stërmasi également est une fournaise et 20 000 spectateurs vont pousser leur équipe tout au long de la rencontre.
Mais Ferguson va employer la méthode des albanais du match aller et cette fois ci ce sont onze écossais qui forment un mur humain devant leur gardien et disputent chaque ballon, chaque occasion adverse. Les Albanais font le siège des buts de Leighton, mais ne pourront jamais se mettre en position. Aberdeen se qualifie avec un 0-0, qui suffit à leur bonheur.
Tous les autres favoris de l’épreuve se qualifient également pour les Huitième de finale.

Feuille de match :

Dinamo Tirana –Aberdeen: 0-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy ;Rouguie; Cooper; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Weir; McGhee; Bell;
Remplaçants: Hewitt; McMaster

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Pour ce Huitième de finale, le sort leur désigne un autre club du bloc de l’est, les Polonais de Lech Poznan. Cette équipe, qui a éliminé de modestes islandais au tour précédent, est néanmoins précédée d’une grosse réputation. Plusieurs joueurs de classe internationale: Miroslaw Okonski, qui jouera plus tard à Hambourg, Krystof Pawlak ou encore Joseph Adamiek sont venus renforcer le club. Ils finiront d’ailleurs champion cette saison là.
Au coup d’envoi, en ce 20 Octobre 1982, les Polonais engagent le match et position de favoris et les Ecossais en Outsiders. 90 minutes plus tard, les hommes de Wojciech Łazarek vont s’estimer chanceux de ne repartir qu’avec deux buts encaissés. Les 17 600 spectateurs vont assister à un superbe spectacle, qui n’est pas sans rappeler le match aller du tour préliminaire. La seule différence va résider dans le réalisme puisqu’ils ne pourront concrétiser leurs nombreuses occasions, dont la malchance de E. Black en est la plus grande illustration. Le futur messin va ainsi voir deux de ses tirs contrés par les poteaux.
Ce bon résultat fait néanmoins les affaires d’Aberdeen comme le concède Fergie : « Il était important que nous nous rendions en Pologne avec plus d’un but d’avance, car le match retour sera très difficile. J’espère néanmoins que n’aurons pas à regretter nos occasions et que notre avance sera suffisante. »

Feuille de match :

Aberdeen–Lech Poznan: 2-0
Buteurs: McGhee, Weir
Aberdeen : Leighton- Cooper; McMaster ; Bell; McLeish; Miller; Strachan; Simpson;– ; Black; McGhee; Weir;
Remplaçants: Kennedy ; Hewitt

Le match retour va emmener les Ecossais dans un autre univers et ils vont devoir utiliser toutes leurs qualités pour résister à une opposition qui s’annonce particulièrement périlleuse.
Lorsqu’ils pénètrent en Pologne, le contexte extra-sportif est hautement délicat. Le Général Jaruzelski, premier ministre de la république populaire de Pologne vient de décréter la loi martiale depuis la fin de l’année 1981, pour tenter d’éteindre la contagion syndicale engendrée par le mouvement de Lech Valeza : Solidarnosc.
Le club est, par ailleurs, persuadé de pouvoir remonter les deux buts du match aller et les déclarations incendiaires du coach Wojciech Łazarek électrise ses joueurs.

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Le 03 Novembre 1982, le Miejeski Stadion accueille 30 000 Spectateurs survoltés et persuadés de la victoire finale de leur favori.

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Fidèle à ses habitudes qui a déjà bien fonctionné aux tours précédents, Ferguson aligne une équipe avec une organisation ultra défensive. Mais au lieu de se cantonner de défendre leurs deux buts d’avance, les Ecossais vont chercher à concrétiser la moindre occasion de contre. C’est McGhee, qui va mettre le feu dans la défense des Polonais et soulager son équipe dès qu’il a le ballon. Pendant que les Polonais viennent buter sur le mur de la défense centrale McLeish-Miller, les Ecossais vont réussir à ouvrir le score par Doug Bell.
Avec une avance de trois buts, les Polonais baissent les bras et ne reviendront plus. Impressionnés, ils vont même rendre hommage au style de leurs adversaires : « Aberdeen sera l’un des favoris dorénavant. Ils ont un style de jeu qui allie talent et technique. Ils sont loin du modèle de jeu britannique classique » déclare le coach Kazarek.

Feuille de match :

Lech Poznan– Aberdeen: 0-1
Buteurs: Bell
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; Rouguie; McMaster; McLeish; Miller ; Simpson; Strachan ; McGhee; Bell;
Remplaçants: Cooper Watson

Dans les autres rencontres, peu de véritable surprise, même si le FC Barcelone (contre l’étoile rouge de Belgrade) et surtout le Bayern (contre Tottenham) doivent batailler ferme pour se qualifier pour les quarts de finale, qui se joueront au printemps suivant.

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La première Scottish Cup par McFarlane

21st décembre 2008

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La façon dont le sport s’organise en Grande-Bretagne peut paraître déconcertante à un œil non averti. En effet, la Grande-Bretagne est Souvent présentée comme étant une composition de plusieurs états – Angleterre, Ecosse, Pays de Galles et Irlande du Nord- chacun ayant sa propre capitale.
Or, la Grande-Bretagne n’est pas un Etat fédéral. Lorsqu’elle se présente aux Jeux Olympiques, la Grande-Bretagne envoie une délégation de « Grande-Bretagne et Irlande du Nord ».
Mais ce qui est vrai pour les JO, ne l’est pas pour tous les sports: Le Football, par exemple, fonctionne avec des fédérations de type « national »: fédération écossaise, fédération galloise, fédération irlandaise, …
Celles-ci sont autonomes et indépendantes les unes des autres. Au delà des raisons historiques, culturelles voir religieuses, l’essor du football en Grande Bretagne, d’abord en Angleterre, puis en Ecosse s’est appuyé sur un développement du nationalisme.

Toutes les études indiquent qu’une “forme de football” est jouée depuis les alentours du 10è ou 11è Siècle. Même si elle est populaire, cette pratique était fortement décriée par sa nature violente et surtout par la coutume du jeu le dimanche dénigrée par la religion.
Il faudra attendre le début du 19è siècle pour que cette tradition de jeu soit pensée autrement que comme une nuisance ; Enseignants et éducateurs récupèrent ce jeu pour l’apprentissage des règles de vie collectives, de santé, de prise de responsabilités.

Plusieurs autres facteurs vont d’ailleurs contribuer à la montée en puissance de ce jeu, qui deviendra un sport :
- La Révolution industrielle et surtout l’arrivée du chemin de fer va concourir à l’essor universel et rapide ce jeu, notamment dans toute la région de la Clyde et la ville de Glasgow .
- A partir de 1848, plusieurs responsables vont se réunir à Cambridge et élaborer des règles communes qui seront progressivement imposées partout.
- En 1850, une loi établit le « droit au temps libre » le samedi après-midi pour les travailleurs des industries. Dès lors ce jour devint « officiellement » le jour du football. De nombreuses équipes se constituèrent autour des usines et des églises et commencent à se rencontrer régulièrement.

Le Queen’s Park FC est la première équipe écossaise à se créer, le 9 Juillet 1867. Dès son apparition, le club va exercer une suprématie sur les autres équipes et la domination des «Spiders » était telle qu’ils ne concéderont aucun but jusqu’au 16 janvier 1875, 8 ans après leur formation
Dès 1872, le Queen’s Park FC est inscrit en FA Cup et le club y atteindra d’ailleurs la finale par deux fois en 1884 et 1885, accèdent au dernier round par des victoires « écrasantes » 15-0 contre Manchester par exemple.
Mais ces succès vont provoquer, de la part des clubs anglais, un rejet des clubs écossais. Ces derniers se sentirent comme « colonisés sportivement » et décidèrent d’interdire les clubs écossais dans les compétitions anglaises.

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Cette interdiction attisa encore le nationalisme écossais. La décision anglaise d’isoler les fédérations l’une de l’autre, était une décision sportive d’une part, motivée par la crainte de voir les équipes écossaises remporter les compétitions destinées aux équipes anglaises, mais aussi une décision chauvine puisqu’elle réservait cette compétition exclusivement aux équipes anglo-anglaises.

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En 1873, à l’image de la FA Cup et à l’initiative des “Spiders” (diminutif pour Queen’s Park), la coupe d’Ecosse voit le jour. Originalité par rapport à la compétition anglaise aînée, les Spiders eurent également l’idée de récompenser le vainqueur par une coupe, financée par la contribution d’une livre de la part des seize équipes invitées, Le plus vieux trophée du beautiful game était né, et il coûta donc seize livres de l’époque.

Pour la plupart situées à Glasgow et dans l’ouest de l’Ecosse, on trouve donc plusieurs clubs issus de la région du Westdunbartonshire :

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Alexandria FC, Vale of Leven (Club également situé à Alexandria et qui gagnera par trois fois la scottish cup avant de disparaître), Callender, Clydesdale, (club issu d’une équipe de cricket et crée au départ pour occuper les joueurs entre deux saisons et basé à Kinning Park. Le club fera « banqueroute au début du Xxè Siècle et Ils ne doivent pas être confondus avec Clyde F.C. ou Clydebank F.C), Dumbarton ( le club s’est formé par des jeunes qui venaient de voir évoluer le club de Vale of Leven et voulaient une équipe pour leur ville et jouèrent à Boghead Park.) Renton (Bien que le club n’est pas un des membres fondateur de la Scottish association, les dirigeants firent leur demande pour participer à la première compétition)

Les autres clubs, GranvilleFC ,Rovers , Dumbreck, Southern Glasgow, Eastern Glasgow, Western Glasgow, Blythwood et donc Queen’s Park. Venaient de Glasgow.
“Third Lanark Athletic Club” est crée sur la base du “3rd Regiment of the Lanarkshire Rifle Volunteers” (Le club existera jusqu’au des années 1960, avant de disparaître avec une banqueroute retantissante pour l’époque)

Le dernier club à déposer sa candidature a été Kilmarnock, fondé en 1869, au départ le club voulait créer une équipe de rugby, mais l’influence croissante de Queens Park a obligé les dirigeants à adhérer aux regles du foot (Le nom du stade, Rugby Park, témoigne de cette intention)

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La première rencontre de l’histoire, le 18 Octobre 1873 va opposer Renton à Kilmarnock sur le territoire neutre de Crosshill et Renton va gagner par 2 buts à 0. Voici le détail des rencontres du premier tour:
· Queen’s Park 7-0 Dumbreck
· Clydesdale 6-0 Granville
· Western 0-1 Blythwood
· Alexandria Athletic 2-0 Callender
· Eastern 4-0 Rovers
· Renton 2-0 Kilmarnock
· Dumbarton w/o-scr Vale of Leven
· 3rd Lanark Rifle Volunteers w/o-scr Southern

Les Quarts de finale
· Queen’s Park 1-0 Eastern
· Alexandria Athletic 0-2 Blythwood
· Renton 0-0 Dumbarton
· Clydesdale 1-1 3rd Lanark Rifle Volunteers
Les Quarts de finale rejoués
· Dumbarton 0-1 Renton
· 3rd Lanark Rifle Volunteers 0-0 Clydesdale
Les Quarts de finale rejoués une troisième fois
· Clydesdale 2-0 3rd Lanark Rifle Volunteers

Demi-Finales
· Clydesdale 4-0 Blythwood (@ Kinning Park, Glasgow)
· Queen’s Park 2-0 Renton (@ Hampden Park)

La première finale opposa donc Queen’s Park à Clydesdale devant 2 500 Spectateurs dans le premier Hampden Park. L’histoire retiendra qu’en première période, Fred Anderson, de Clydedale aurait pu ouvrir le score. A cette époque, les cages n’avaient pas de filet et il se dit que le tir aurait été contré par un spectateur placé derrière le but et le but ne fut pas validé. Jouant avec le vent en deuxième période, les joueurs de Queen’s Park vont inscrire deux buts.Ainsi, le capitaine JJ Thomson va devenir le premier capitaine à brandir la coupe d’Ecosse.

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1:0 (60.) W. MacKinnon,
2:0 (85.) Leckie
Queen’s Park FC Glasgow:
(Trainer: Archibald Rae/1)
John Dickson (1) –
Joseph Taylor (1),
Robert Neill (1) –
Charles Campbell (1),
James J. Thomson (1) –
Robert Leckie (1),
James Begg Weir (1),
Angus MacKinnon (1),
William Muir MacKinnon (1),
Henry McNiel (1),
Thomas Lawrie (1)
Clydesdale FC Glasgow:
(Trainer: none)
Robert Gardner (1) –
David Wotherspoon (1),
James McAulay (1) –
Henry (1),
A. H. Raeburn (1) –
Frederick Anderson (1),
James J. Lang (1),
John McPherson (1),
William Gibb (1),
James William Kennedy (1),
James R. Wilson (1)

PS : Cet article marque celui d’un départ. Je pars deux semaines et je ne sais pas si je disposerais du net. Si ce n’est pas le cas, mon retour sera donc dans quinze jours avec à la clé un reportage sur le Old Firm dans un Ibrox Bar !

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Le ‘Grand Aberdeen’ par McFarlane

14th décembre 2008

Il serait dommage de cantonner la portée du football écossais à la simple rivalité des deux clubs de Glasgow. Certes le Celtic et les Rangers ont une renommée qui dépasse les contrées européennes, mais la force et surtout la valeur du foot écossais ne se réduit pas aux quatre « Old Firms » annuels.
Au niveau européen, les deux clubs de Glasgow ne sont pas les plus titrés du football écossais et malgré leurs victoires, il sont encore dépassés par un petit club de l’est du pays.

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Aberdeen FC, puisque c’est de ce club qu’il s’agit est en effet le seul club a avoir gagner deux trophées européens. Il faut dire que le club doit ces récompenses au génie d’un homme, qui va expérimenter ses armes de manager dans le club des Dons.
Alex Ferguson débute réellement sa carrière de manager à St Mirren, club dans lequel il va rester quatre saisons. Mais c’est surtout son passage à Aberdeen qui va le faire connaître. En 1978, il succède donc à Billy McNeill et va s’attacher à former un groupe puis construire une équipe que toute l’Europe va apprendre à connaître.
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James « Jim » Leighton ( né en 1958) était le gardien de l’équipe.

Arrivé au club en 1978, il y restera dix saisons au cours desquelles il sera le titulaire indiscutable dès la saison 1980/81. Il rejoindra Ferguson à Manchester mais ne s’y imposera pas vraiment. Il reviendra en Ecosse pour finir sa carrière à Aberdeen.
Sa carrière internationale durera 16 ans jusqu’en 1998. Avec 91 sélections, il est le deuxième derrière Dalglish et il jouera les coupes du monde 1986/90 et 1998.
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Alexander McLeish ( né en 1959) était défenseur central.

Bien que né au sud de Glasgow, c’est son père qui l’a fait signer dans l’équipe de jeune à Piddorie. C’est Billie McNeill qui va lui donner sa chance en équipe première. Ferguson en fera son titulaire incontestable.
Alex restera à Aberdeen jusqu’en 1994 et apparaîtra 494 fois en équipe première. Il sera également selectionné 77 fois en équipe nationale jusqu’en 1993
Il partira de Piddorie en 1994 pour Motherwell pour débuter sa carrière de Manager.
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William Ferguson Miller ( né en 1955) était défenseur central.

Il a lui aussi fait toute sa carrière à Aberdeen (1972/1990) et y jouera 558 fois.
Ferguson en fera son capitaine emblématique. Il se dit que parmi les préférences du manageur, il y a Bryan Robson, Eric Cantona and Roy Keane mais surtout Willie Miller.
C’était un défenseur exceptionnel, intransigeant et intraitable sur l’adversaire.
L’association des deux défenseurs centraux sera la base des succès de Ferguson, tant leur entente était primordiale.
Il sera sélectionné 69 fois en équipe nationale de 1975 à 1989.Neale James Cooper (né en 1963 à Darjeeling) Milieu de terrain, il a débuté sa carrière à Aberdeen en 1979. Sa musculation particulière et sa façon de courir sur le terrain lui avait valu le surnom de Godzilla.
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Gordon David Strachan, né en 1957 à Edinburgh jouait milieu de terrain.

Billy McNeil le fait venir de Dundee en 1977, alors que le club est descendu en Division II . Il évoluera pour les Dons à 183 reprises et inscrira 55 buts.
Il est un joueur complet et l’âme créatrice de l’équipe. Il devient la base du jeu prôné par Alex Ferguson. Son jeu ainsi que sa technique lui permettait de transpercer n’importe quelle défense et surtout ses passes, même sur 40m étaient millimétrées.
Il suivra, lui aussi Ferguson à Manchester dès 1984, avant d’aller faire les beaux jours de Leeds au début des années 1990 et fera remonter le club en Premier League. Il finira sa carrière à Coventry City en tant que manager/joueur en 1996.
Il sera sélectionné pour l’équipe d’Ecosse à 50 reprises de 1980 à 1992.
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Neil Alexander Simpson est né à Londres en Novembre 1961.

Ses parents, Ecossais retournent dans l’Aberdeenshire et le petit « Simmie » fera tout simplement ses classes dans les équipes de jeune d’Aberdeen. C’est Billy McNeil qui lui fera intégrer l’équipe première.
Son job principal était de récupérer le ballon, mais sa technique individuelle lui permettait aussi de porter le ballon vers le but adverse.
Il était tellement populaire que lorsqu’il est revenu de blessure, après avoir manqué presque toute la saison 86/87, son surnom sera scandé par tout un stade dès sa première apparition. Car sa carrière sera malheureusement ternie par des blessures réccurentes qui l’empecheront de donner la pleine possession de ses moyens, notamment au niveau international ou il ne compte que cinq sélections.

 

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Mark McGhee, né en 1957 à Glasgow est un attaquant écossais.

Il débute sa carrière professionnelle à Morton ( il y inscrira 37 buts en 64 rencontres) ou il jouera deux saisons avant d’être repéré par Newcastle, club qui le signera pour £150,000, un record à l’époque. Ferguson le récupère, alors qu’il n’a pas vraiment percé en Angleterre.
Il deviendra titulaire en attaque après la blessure de Joe Harper (qui met un terme à sa carrière). Sa carrière va ainsi réellement débuter au début des années 80.
Son style de jeu faisait merveille à l’extérieur, au plus fort de la domination adverse, car il savait porter le ballon sur de longues chevauchées, même s’il n’était pas non plus maladroit dans la surface de réparation.
Il quittera Aberdeen pour le club allemand de Hambourg, ce qui coïncide également avec la fin de ses sélections en équipes nationales. Il reviendra ensuite au Celtic de 85 à 89 (27 buts pour 89 matchs)n puis repartira à Newcastle, avant de terminer sa carrière comme manager/joueur à Reading.
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Le style de Ferguson, c’est au cours de ces années chez les Don, qu’il va s’attacher à le définir. C’est avant tout la passion pour le football offensif. C’est donc trois attaquants qui sont systématiquement alignés.
Les deux défenseurs centraux, par contre montent peu. Ils ont pour consigne de défendre. Ils jouent plus en position de stoppeurs. Il n’y a pas à proprement parler de libero. Les arrières latéraux, quant à eux offrent une solution en profondeur, même s’ils n’ont pas à oublier leurs tâches défensives.
Les deux milieux centraux sont plutôt des joueurs de ballons. Ils exercent peu de pressing sur les attaquants adverses, mais sont plus doués dans la récupération. On peut dire qu’ils seraient plutôt des 8 dans la classification ancienne.
Le dernier milieu a une latitude plus créatrice et cette fonction est dévolue à Gordon StrachanMais au delà de la tactique, le futur Lord cherche constamment à créer un management fait d’échanges mais surtout sa rage de vaincre est érigée en quête constante et incessante vers l’excellence.
C’est grâce à sa quête d’excellence qu’il a obtenu tant de succès. Pour être dans son équipe, il fallait être costaud sur le plan mental, ça a toujours été le dénominateur commun“, se rappelle Gordon Strachan.La première saison, le club termine à la 4è place et dès la deuxième saison, c’est la consécration :Aberdeen remporte son premier championnat depuis les années 50. C’est ensuite la prestigieuse coupe d’Ecosse qui est remportée par les boys de Ferguson, contre les Rangers de surcroît.
La fantastique épopée coupe des coupes peut alors débuter
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McFarlane pour vous servir

4th décembre 2008

Lorsqu’un passionné de l’Ecosse, connaisseur et fin rédacteur, vous demande si certain de ses articles peuvent être publiés ici, la réponse me paraissait plus qu’évidente : OF COURSE !

J’ai donc l’honneur de vous annoncer cette ‘collaboration’ avec le dénommé ‘McFarlane’. Au programme, des articles un peu décalés, sur des épopées glorieuses ou sur un club, un joueur. Et, même, des visites de ce si beau pays.

Un grand merci à lui, pour son envie d’améliorer le blog et de faire partager sa passion.

Chris Burke is back, cela devrait faire plaisir à beaucoup…

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