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Blog sur le Football Ecossais

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L’épopée Aberdeen (3/3) par McFarlane

2nd février 2009

On dit que c’est au printemps que les choses sérieuses commencent dans les compétitions européennes. Le club écossais fait donc figure de petit poucet à ce stade, d’autant plus que le tirage au sort ne leur est pas favorable et c’est le grand Bayern de Munich, qui va croiser leur chemin. Même si le club n’a plus le clinquant des années 70, qui lui avait permis d’obtenir tant de trophées dont quatre consécutifs, les joueurs présents cette année là possèdent une expérience impressionnante: certains ont joué la finale de coupe du monde ou encore la dernière finale de coupe des champions (Paul Breitner; Karl Heinz Rummenigge, Volfgang Dremmler ou encore Dieter Hoeness.)

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Le 02 mars 1983, Strachan et ses coéquipiers se rendent dans l’antre du club allemand, avec comme seule certitude, leur « stabilité » défensive, même si elle n’a été éprouvée que contre des “petits clubs”. Les Allemand, certains de leur puissance, ne se demandent pas comment battre les écossais mais quand ils vont marquer. C’est d’ailleurs ce que demandent et attendent les 35 000 spectateurs qui sont venus escompter une victoire facile de leurs protégés.
Ils devront attendre longtemps, car les hommes de Ferguson vont faire plus que résister et les Munichois ne parviendront jamais à transpercer les buts de Leighton.
Ce résultat ne décourage nullement les Bavarois et le Coach Pál Csernai, prédit que ses joueurs finiront le travail en Ecosse.
Néanmoins, Kaizer Franz se dit impressionné : « Aberdeen a joué un jeu techniquement très bon. Même s’ils ont la passion, qui vient des équipes Ecossaises, ils n’ont pas le style de jeu Britannique. Ils rendront les choses très difficiles pour le Bayern en Ecosse“.

Bayern Munich- Aberdeen : 0-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy;Rouguie ; Cooper; McLeish; Miller ; Black; Simpson McGhee; ; Bell; Weir
Remplaçant: Strachan

Les débuts du match retour semblent donner raison à Pál Csernai, puisque les allemands ouvrent très vite le score au grand dam des 24 000 Spectateurs présents en ce 16 Mars 1983. Klaus Augenthaler ouvrait le score pour les Bavarois mais Neil Simpson égalisait avant la pause. Malheureusement les allemands ne se démontent pas devant l’adversité et vont inscrire un nouveau but (Hans Pfügler à la 62è minute). En menant par 2-1, les coéquipiers de Breitner sont en position de toute puissance. L’égalisation ne serait pas suffisante, puisque les allemands mèneraient encore au bénéfice des buts inscrits à l’extérieur.
Pendant vingt minutes, les Ecossais vont faire le siège des buts allemands, mais par un excès de précipitation, une maîtrise allemande, le gardien n’est guère inquiété. Déjà certains spectateurs songent à partir, ne voyant pas comment les Dons pourront renverser la tendance.
A un quart d’heure de la fin, Ferguson (pris d’un coup de génie?) va jouer le tout pour le tout. Alors, comme il l’indiquera lui même plus tard, va débuter “( “ Pittodrie’s greatest night,”) la plus grande nuit de Pittodrie”. Il remplace Neil Simpson par Hewitt et Stuart Kennedy par John McMaster. Les Ecossais vont jouer 10 à 15 minutes de folie, ces moments ou tout est possible, ou tout vous réussit..
Car cette stratégie (ce coaching dit on maintenant) a déstabilisé les allemands. Ce sont 10 Ecossais qui se ruent sur le but adverse, soutenus par un stade en transe.

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La pression va s’avérer trop forte pour les Bavarois, qui tel des boxeurs, acculés vers le coin du ring avant de tomber par KO, vont accuser le coup par deux fois. D’abord, McLeish égalise. Sur un centre de Strachan, chef d’orchestre d’une soirée émérite, le défenseur niche le ballon hors de portée du portier Munichois. Symbole de toute une équipe, le défenseur central redonne l’espoir à toute un club, tout un peuple, mais les Ecossais ne sont toujours pas qualifiés (au bénéfice des buts marqués à l’extérieur, les allemands s’arqueboutent à leur mince avance).
Le temps pour les allemands d’engager de nouveau. Moins d’une minute plus tard, John Hewitt se présente seul devant le gardien bavarois et ne rate pas l’occasion. L’Ecossais exulte, ses coéquipiers fondent sur lui, le stade peut s’enflammer. Au bout du suspens, l’ogre allemand est terrassé et s’effondre, tel un animal mis à mort.
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Le match est terminé ; Les dernières minutes, le stade tangue, vacille, les spectateurs chantent l’Hymne d’Aberdeen. C’est l’apothéose pour Ferguson. L’arbitre peut libérer les héros, qui vont être ovationnés de longues minutes dans une communion émouvante.
Le coach hongrois reconnait enfin la victoire des adversaires : « Alors que nous avions le match bien en main, nous avons été complètement submergés dans la deuxième partie de la deuxième mi-temps. Aberdeen; aura été un adversaire insurmontable pour les joueurs. Nous leur souhaitons bonne chance pour le reste du tournoi.»
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Aberdeen va ainsi jouer une demi-finale de coupe d’europe, mais les hommes de Fergie veulent plus maintenant !Aberdeen - Bayern Munich: 3-2
Buteurs: Simpson; McLeish; Hewitt.
Aberdeen : Leighton- Kennedy ;Rouguie ;Cooper; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Hewitt; McMaster

Ces quarts de finale auront été l’occasion de bien des surprises, puisque Barcelone est éliminé (Vienne se qualifie grâce aux buts marqués à l’extérieur), Waterschei élimine le Paris SG (après prolongations) et le Réal vient péniblement à bout de l’Inter de Milan.
Le tirage au sort est indulgent pour les Dons puisqu’ils évitent le grand Réal de Madrid. Direction le Belgique pour affronter le club de Genk

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Qui, pour entrer dans la légende, qui du club belge ou écossais entrera dans le panthéon des clubs européens?
Une occasion unique se présente pour l’une des deux équipes. Le parcours des belges avait certes été plus clément puisqu’ils ont éliminé les modestes luxembourgeois de Dufferdange, puis les danois de KB Coppenhague, avant d’éliminer le club français. Mais il ne faut pas s’attacher au résultat brut.

Le tirage au sort a désigné le premier match à Pittodrie et le 06 Avril , 20 000 Spectateurs accueillent une équipe belge et espèrent que leur protégés vont réitérer la performance établie contre le Bayern.
Dès le coup d’envoi, les joueurs vont se ruer vers le but belge. Watterschei est paralysé par l’entame de match de ses adversaires : deux buts après cinq minutes de jeu. Les belges ne s’en remettront jamais.

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Le début de match d’Aberdeen a été parfait, plein de puissance et de passion. Trois autres buts en deuxième période viendront confirmer la supériorité écrasante des écossais, ce que reconnaitra Janssen, le capitaine Belge : « Notre début de rencontre a été catastrophique. Nous avons été dominés dans tous les compartiments de jeu et dans le mental également. Les Reds ont mobilisé le ballon tout au long de la rencontre et nous n’avons jamais réussi à leur contester leur leadership. Nous avons été surpris car nous n’avions jamais pensé qu’ils jouaient aussi bien et qu’ils seraient si formidables. Même si nous avons inscrits un but, notre tâche sera impossible en Belgique.»

Aberdeen– Waterschei: 5-1
Buteurs: Simpson; McGhee (2); Black; Weir
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; Rouguie ; Bell; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Black; McGhee;Weir
Remplaçants: Cooper; Hewitt

Le 19 Avril, les Belges accueillent donc les écossais sans beaucoup d’espoir ni conviction. Tout le monde se doute que ce match ne sera qu’une formalité. Ferguson a même fait tourner son effectif, ne laissant en place que les deux tours de sa défense centrale : Miller et McLeish.
Les Belges eux même ne sont pas enthousiastes et savent très bien qu’ils ne pourront jamais remonter leurs quatre buts de retard. Effectivement la paire centrale n’aura qu’une seule absence, lorsqu’à la 73è minute, ils laisseront Woordeckers partir battre Leighton.
Mais la victoire se sera arrivée dans la douleur, puisque les Reds perdent un des piliers de l’équipe : Stuart Kennedy est sorti du match en boitant bas. Sa blessure au genou l’empêchera de participer à la finale tant attendue. Pire, elle va gâcher le restant de sa carrière.
Mais la finale aura bien lieu et les Ecossais vont affronter un autre géant européen, vainqueur alors de six trophées européens : Le Réal de Madrid.

Waterschei–Aberdeen: 1-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ; Rouguie ; McLeish – Miller ; Hewitt; Simpson McGhee; Weir; Watson
Remplaçants : Angus;Falconner.

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GOTHENBURG, 11 Mai 1983.
La légende ne se décrète pas, elle se crée, se construit, se forge, se façonne, …. 13000 écossais ont fait le déplacement pour rêver. Ils sont venus par avion, par mer par terre. Ils sont venus encourager leurs Reds. Ils sont venus assister à la mission impossible : Voir onze parvenus du nord est de l’écosse abattre le géant espagnol. Exploit impossible ? Performance chimérique ? Dans les rêves les plus fous, personne n’aurait imaginé, en début de saison, que le club puisse atteindre la finale, alors la victoire. En tout cas, tous les pronostics vont dans le même sens et prédisent une nouvelle victoire Ibérique.
Il faut dire que le club madrilène a fière allure. Avec à sa tête le légendaire Alfrédo Di Stephano, le Réal est à la poursuite de son glorieux passé, qu’il cherche à rejoindre.Coté joueurs, la qualité est également présente. Avec Carlos Alonso “Santillana”, l’équipe a le meilleur buteur de la compétition. Avec Camacho, elle possède un des meilleurs défenseirs de l’histoire du Real. Il est associé en défense à Stilieke, finaliste de la coupe du monde avec l’Allemagne

En ce 11 Mai, c’est la pluie qui accueille les 18 000 spectateurs du stade « Nya Ullevi » de Götteborg , une pluie continue et insistante, qui fort heureusement ne bouleversera pas les enjeux de la rencontre.
Ce sont donc onze fougueux écossais qui montent à l’assaut du colosse espagnol. Les premières minutes voient les Dons partir à l’assaut et un premier miracle se produit : Le Real se laissait surprendre très tôt et Eric Black ouvre la marque pour Aberdeen (Septième minute).
Mais avec les ailiers Juan Gómez “Juanito” et Isidro Díaz en soutien de l’avant-centre Carlos Santillana, les Espagnols se montraient dangereux. Juanito égalisait à la 15e minute, sur un pénalty (après une obsruction de Leighton sur Santillana). Alors malgré la pluie, malgré le terrain difficile, les deux protagonistes vont offrir aux spectateurs, à leurs supporteurs, 75 minutes de très beau football.
Les deux équipes se rendent coup pour coup. Alternant chacune leur période de domination, chacun cherche à dominer l’autre ; les actions se succèdent, le beau jeu est de mise. Mais au bout des 90 minutes, la décision n’est pas faite. Il faut avoir recours aux prolongations.
La première prolongation repart sur le même rythme et les deux équipes cherchent le KO. Une fois de plus, le coaching de Ferguson va s’avérer capital. En sortant Eric Black, épuisé d’avoir tant couru, Ferguson fait rentrer son joker, qui a déjà été gagnant par le passé. John Hewitt est entré en jeu juste avant la fin des 90 premières minutes et remplacer Black, poste pour poste.
Juste avant la fin de la première période, sur un centre, l’attaquant écossais plonge courageusement devant Agustin Rodrigues, le gardien espagnol, pour inscrire de la tête le but du titre. C’est du délire dans le clan écossais, c’est du délire dans les tribunes à forte composante écossaise.

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Mais il faut encore tenir 15 minutes. L’équipe espagnole se rue sur les buts de Leighton, mais le gardien écossais a la grâce avec lui, La défense centrale a construit un mur devant lui.
Dix minutes encore à tenir, Strachan rayonne de toute sa classe dès qu’il récupère le ballon.
Cinq longues minutes, McGhee a encore l’énergie de partir en contre.
L’arbitre fait signe de jouer, le temps normal est passé, le banc trépigne d’impatience sur la touche.
Ca y est, Mr Gianfranco MENEGALI cesse de courir, se tourne vers le rond central, porte le sifflet à sa bouche et décrète la fin de la rencontre. Abasourdis, les écossais sont incrédules. Ils ont partagé cette aventure depuis le mois d’aout précédent. Ils ont renversé des montagnes pour grimper leur Everest. Alors sous la pluie toujours omniprésente, les larmes vont venir se mêler à la sueur.
Il est enfin venu le temps de la célébration: Capitaine Miller prend le trophée des mains du président de l’UEFA et en retenant son souffle soulève le trophée. Ses coéquipiers se pressent autour. La clameur se lève, les acclamations, l’ovation du public envahit le petit stade suédois.ImageImageImage
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( McGhee/Ferguson)

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Le plus grand hommage sera rendu par le légendaire Alfredo Di Stefano: “Aberdeen possède ce que l’argent ne peut acheter: une âme, un esprit d’équipe dans une tradition familiale“.
Ferguson préfère évoquer la réaction de son président: ” Je me rappellerai toute ma vie sa réaction. Quand Dick Donald est descendu de la tribune d’honneur, il paraissait mystérieux, impénétrable, mais en s’approchant je me suis aperçu que j’étais loin du compte: Il pleurait. Il s’est jeté dans mes bras et m’a étreint contre lui. Lui si réservé, de la vieille école… et je l’ai entendu murmurer: Vos garçons ont été formidables. Cette nuit, c’est le plus grand moment de ma vie…”

Le club est ainsi entré dans une dynamique de victoires. La supercoupe contre Hambourg quelques mois plus tard, le championnat. Au fait de sa gloire, Ferguson va quitter l’écosse. Le fils d’un ouvrier de chantier naval va prendre les rennes d’un autre club qu’il rendra mytique. Mais ce sont d’autres histoires

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L’épopée d’Aberdeen par McFarlane

15th janvier 2009

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Comment un club peut il entrer dans la légende ?
C’est leur épopée en coupe des coupes, qui va faire connaître les « hommes de Ferguson » sur le continent européen et ainsi marquer le football écossais à jamais. Cette épreuve, qui est maintenant abolie, rassemblait les vainqueurs de la coupe nationale et se jouait par match aller retour intégral. Cette année là, des clubs comme, le Bayern, l’Inter, Tottenham ou encore le Réal vont également chercher à succéder au palmarès à Barcelone, le tenant du titre.
Bien qu’ils aient remporté la coupe d’Ecosse aux dépends des Gers, la saison précédente (4-1, après prolongations), le club cher à Alex Ferguson n’est pas favori de l’épreuve De plus, cette saison là, 36 clubs sont en lice, nécessitant ainsi l’organisation d’un tour préliminaire.

L’équipe écossaise va devoir jouer ce tour préliminaire et le tirage au sort leur désigne les suisses du FC Sion avec match aller à Pittodrie.
Le 18 Aout 1982, devant 13 000 Spectateurs étourdis par le spectacle, les Dons vont laminer leur adversaire surclassé par le rythme imposé par des Reds insaisissables et virevoltants. C’est Eric Black qui ouvre le score. Six autres buts suivront dans les quatre vingt dix minutes : 7-0, cette victoire restera comme un des plus grands succès du club en coupe d’Europe (toute compétition confondue).
Même Ferguson ne revient pas du résultat : « Nous avons joué comme dans un rêve, alors que nous venons à peine de débuter la saison. »

Feuille de match :

Aberdeen – FC Sion : 7-0
Buteurs: Kennedy-Simpson-Strachan-Black-McGhee- Hewitt-
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ; Simpson; McLeish; Miller; Strachan; Black; McGhee; Bell; Hewitt
Renplaçants: Weir-Rougvie

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But de Neil Simpson
Le match retour est l’occasion d’un premier voyage dans le paysage alpin suisse. Mais les Ecossais ne sont pas venus faire du tourisme. Seulement 2 400 spectateurs sont venus encourager leur équipe (alors que le “stade de Tourbillon” pouvait à l’époque en contenir jusque 16000). En ce 1er Septembre les Dons vont plus que confirmer le résultat du match aller puisqu’ils s’imposent par quatre buts à un. Bregy, le coach encore abasourdi et complètement dépassé par le jeu de ses adversaires, finira par dire : « Aberdeen a joué comme s’ils étaient sur une autre planète »

Feuille de match :

FC Sion –Aberdeen: 1-4
Buteurs: Miller; McGhee (2); Hewitt
Aberdeen: Leighton, Kennedy; McMaster; Simpson; Cooper; Miller; Strachan; Bell; McGhee; Hewitt; Remplaçants: Black; McLeish

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Cette double victoire permet au club écossais d’entrer dans la compétition et le tirage au sort du premier Tour, leur octroie le modeste club albanais de Tirana. Le 15 Septembre, Aberdeen accueille le Dinamo de Tirana. Après la démonstration du tour préliminaire, tout le monde s’attend à une nouvelle et large victoire. Mais celle-ci mettra longtemps à se dessiner.
En fait, onze albanais recroquevillés devant leur but empêchent les écossais de déployer leur jeu et les coéquipiers de Strachan peinent tout au long de la rencontre pour se créer des occasions.
Les 15 000 spectateurs vont néanmoins pouvoir respirer lorsque Hewitt, à la 29é minute, ouvre le score. Il délivre ses partenaires en inscrivant un but d’avant centre : un tir de Doug Bell détourné par Luarasi, le portier albanais : Hewitt n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets.

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Toutefois, les écossais ne parviendront jamais à doubler le score, ce qui fera dire à Ferguson, dès la fin de la rencontre : « Nous avons fait le plus difficile en ouvrant le score, car nous savions que cette équipe était extrêmement difficile à jouer. J’espère que ce but sera suffisant. De toute façon, nous devrons être à notre meilleur niveau lors du match retour“.

Feuille de match :

Aberdeen – Dinamo Tirana : 1-0
Buteurs: Hewitt
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; McMaster ;Bell ; Rouguie – Miller ; Simpson Strachan ; Hewitt; McGhee; Bell;

Le match retour est une véritable expédition en terre inconnue. Il faut dire qu’à cette époque le pays tout entier est coupé du reste du monde. Sous le régime mis en place par Enver Hoxha, le pays subit un profond isolement du reste de l’europe.
Dès l’entrée dans le pays, ce sont d’incessants contrôles, des propos hostiles. Le score par ailleurs, permet aux Albanais de rêver à une qualification et cherchent donc à employer tous les moyens.
Le stade Selman Stërmasi également est une fournaise et 20 000 spectateurs vont pousser leur équipe tout au long de la rencontre.
Mais Ferguson va employer la méthode des albanais du match aller et cette fois ci ce sont onze écossais qui forment un mur humain devant leur gardien et disputent chaque ballon, chaque occasion adverse. Les Albanais font le siège des buts de Leighton, mais ne pourront jamais se mettre en position. Aberdeen se qualifie avec un 0-0, qui suffit à leur bonheur.
Tous les autres favoris de l’épreuve se qualifient également pour les Huitième de finale.

Feuille de match :

Dinamo Tirana –Aberdeen: 0-0
Aberdeen : Leighton- Kennedy ;Rouguie; Cooper; McLeish – Miller ; Simpson Strachan ; Weir; McGhee; Bell;
Remplaçants: Hewitt; McMaster

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Pour ce Huitième de finale, le sort leur désigne un autre club du bloc de l’est, les Polonais de Lech Poznan. Cette équipe, qui a éliminé de modestes islandais au tour précédent, est néanmoins précédée d’une grosse réputation. Plusieurs joueurs de classe internationale: Miroslaw Okonski, qui jouera plus tard à Hambourg, Krystof Pawlak ou encore Joseph Adamiek sont venus renforcer le club. Ils finiront d’ailleurs champion cette saison là.
Au coup d’envoi, en ce 20 Octobre 1982, les Polonais engagent le match et position de favoris et les Ecossais en Outsiders. 90 minutes plus tard, les hommes de Wojciech Łazarek vont s’estimer chanceux de ne repartir qu’avec deux buts encaissés. Les 17 600 spectateurs vont assister à un superbe spectacle, qui n’est pas sans rappeler le match aller du tour préliminaire. La seule différence va résider dans le réalisme puisqu’ils ne pourront concrétiser leurs nombreuses occasions, dont la malchance de E. Black en est la plus grande illustration. Le futur messin va ainsi voir deux de ses tirs contrés par les poteaux.
Ce bon résultat fait néanmoins les affaires d’Aberdeen comme le concède Fergie : « Il était important que nous nous rendions en Pologne avec plus d’un but d’avance, car le match retour sera très difficile. J’espère néanmoins que n’aurons pas à regretter nos occasions et que notre avance sera suffisante. »

Feuille de match :

Aberdeen–Lech Poznan: 2-0
Buteurs: McGhee, Weir
Aberdeen : Leighton- Cooper; McMaster ; Bell; McLeish; Miller; Strachan; Simpson;– ; Black; McGhee; Weir;
Remplaçants: Kennedy ; Hewitt

Le match retour va emmener les Ecossais dans un autre univers et ils vont devoir utiliser toutes leurs qualités pour résister à une opposition qui s’annonce particulièrement périlleuse.
Lorsqu’ils pénètrent en Pologne, le contexte extra-sportif est hautement délicat. Le Général Jaruzelski, premier ministre de la république populaire de Pologne vient de décréter la loi martiale depuis la fin de l’année 1981, pour tenter d’éteindre la contagion syndicale engendrée par le mouvement de Lech Valeza : Solidarnosc.
Le club est, par ailleurs, persuadé de pouvoir remonter les deux buts du match aller et les déclarations incendiaires du coach Wojciech Łazarek électrise ses joueurs.

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Le 03 Novembre 1982, le Miejeski Stadion accueille 30 000 Spectateurs survoltés et persuadés de la victoire finale de leur favori.

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Fidèle à ses habitudes qui a déjà bien fonctionné aux tours précédents, Ferguson aligne une équipe avec une organisation ultra défensive. Mais au lieu de se cantonner de défendre leurs deux buts d’avance, les Ecossais vont chercher à concrétiser la moindre occasion de contre. C’est McGhee, qui va mettre le feu dans la défense des Polonais et soulager son équipe dès qu’il a le ballon. Pendant que les Polonais viennent buter sur le mur de la défense centrale McLeish-Miller, les Ecossais vont réussir à ouvrir le score par Doug Bell.
Avec une avance de trois buts, les Polonais baissent les bras et ne reviendront plus. Impressionnés, ils vont même rendre hommage au style de leurs adversaires : « Aberdeen sera l’un des favoris dorénavant. Ils ont un style de jeu qui allie talent et technique. Ils sont loin du modèle de jeu britannique classique » déclare le coach Kazarek.

Feuille de match :

Lech Poznan– Aberdeen: 0-1
Buteurs: Bell
Aberdeen : Leighton- Kennedy ; Rouguie; McMaster; McLeish; Miller ; Simpson; Strachan ; McGhee; Bell;
Remplaçants: Cooper Watson

Dans les autres rencontres, peu de véritable surprise, même si le FC Barcelone (contre l’étoile rouge de Belgrade) et surtout le Bayern (contre Tottenham) doivent batailler ferme pour se qualifier pour les quarts de finale, qui se joueront au printemps suivant.

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Peut mieux faire

19th septembre 2008

Celtic Glasgow - Aalborg : 0-0

Boruc - Hinkel ; Caldwell ; McManus ; Naylor - Nakamura ; Brown ; Robson ; Maloney (VOH 72°) - Samaras ; McDonald (McGeady 62°)

Nancy - Motherwell : 1-0

Berenguer 41°

Smith - Quinn ; Craigan (c) ; Reynolds ; Hammell - Malcolm (D.Smith 67°) - Clarkson (Murphy 85°) ; Lasley ; Hughes ; Fitzpatrick - Sutton (Porter 67°)

Grame Smith sauva son équipe, notamment en arrêtant le penalty de Dia en seconde mi-temps

 

Le Celtic en panne d’adresse

Pour cette première rencontre européenne de la saison, les verts et blanc de Glasgow étaient les grands favoris face à l’équipe danoise d’Aalborg. Cela se confirme d’entrée de jeu, avec un gros pressing des joueurs de Strachan, qui ne parvinrent pourtant pas à se créer de franches occasions. Il faudra attendre la demi-heure de jeu pour voir le Celtic obtenir un penalty, mais Robson buta sur l’excellent gardien marocain, Zaza. Ce dernier fut le sauveur de son équipe à de nombreuses reprises, sur un coup-franc de Nakamura, dans des sorties aériennes ou en sortant tel un libéro pour compenser les quelques approximations de sa défense. Celle-ci, d’ailleurs, fut réduite à dix, mais l’arbitre, de concret avec son assistant, expulsait le mauvais joueur….

Côté individuel, certains confirment qu’ils n’ont pas le niveau, notamment Naylor qui joua plus souvent sur Boruc que devant ! McDonald, visiblement en surpoids, n’a pas pesé et sa sortie fit du bien au Celtic. Néanmoins, c’est à se demander pourquoi Strachan a laissé McGeady sur le banc au début du match contre un adversaire qui défendait à dix ? A l’inverse, Caldwell fut très sécurisant et montra ses qualités de relances. Incisif aussi, le nippon Nakamura, qui sema la panique dans la défense adverse à de nombreuses reprises. En somme, il faudra faire bien mieux et arrêter de gaspiller bêtement des occasions, notamment pour Samaras, actif mais très maladroit devant le but.

 

 

Scott McDonald, ici au centre, n’a pas retrouvé véritablement sa forme physique…

 

Well, so scottish !

Motherwell a renoué avec l’Europe, hier, à Marcel-Picot, et s’est logiquement incliné 1-0 sur une jolie tête de Bérenguer en fin de première mi-temps. Avec un seul tir dans la rencontre, l’équipe de McGhee ne pouvait espérer mieux et doit ses chances préservées à son portier Graeme Smith. Solide dans les airs et auteur de parades remarquables, plus d’un penalty arrêté, il fut le grand bonhomme de la soirée. Pour le reste, et surtout techniquement, on repassera car le jeu fut très pauvre, mais n’empêcha pas les quelques 2 500 fans écossais d’encourager et de donner de la voix. C’est d’ailleurs sur cette image qu’il faut s’arrêter hier…

‘The Steelmen’ a montré à quel point les traditions écossaises ne sont pas près d’être oubliées. Ajoutée à cette ferveur populaire impressionnante, on retrouvait sur la feuille de match 16 joueurs écossais sur 18 ! Avec de nombreux éléments formés au club (Quinn, Reynolds, Murphy, Clarkson…), l’équipe n’a pourtant pas joué le jeu chatoyant qu’elle est capable de proposer en SPL. Elle s’est contentée d’un jeu très ’scottish’, à base de long ballons, de pressing et de ce ‘fighting spirit’. Le retour promet donc d’être brulant au Fir Park et Motherwell peut très bien passer ce tour-là car Nancy ne présente pas des garanties défensives dignes de sa dernière saison. A McGhee et ses hommes de trouver la solution mais le trio Fitzpatrick-Porter-Clarkson pourrait faire mal avec du soutien derrière

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Zenith - Glasgow Rangers : 2-0

14th mai 2008

 

Malheureux qui, comme Nacho Novo

 

Alexander

Broadfoot - Weir - Cuellar - Papac (Novo 77°)

Hemdani (McCulloch 80°)

Davis - Ferguson (c) - Thomson - Whittaker (Boyd 86°)

Darcheville

 

Généreux mais limités

Tout le monde donnait le Zénith favori étant donné leur effectif, leurs moyens et leur parcours. On peut donc se dire que le score de cette finale est “logique”, surtout si on se réfère au jeu développé par les Russes avec le maestro Arshavin à la baguette. Oui, les Rangers ont joué très bas et de manière très défensive, oui ils ont été dominés outrageusement en première mi-temps et, enfin, oui le jeu proposé n’était pas très chatoyant pour le “public lambda”.

Walter Smith le savait, pour tenter de réaliser un nouvel exploit, cela passait par tenter de contrôler le jeu tout en mouvement des Russes. C’est donc pour cela qu’on trouvait des milieux latéraux très défensifs, à l’image de Whittaker qui du souvent comblé les tous causé par un Papac dépassé par la vitesse des événements. Cependant, les occasions franches ne faisaient pas légions d’un côté comme de l’autre, au contraire des situations chaudes qui s’entassaient devant le but d’Alexander, comme avec cette possible faute de Broadfoot dans la surface.

Que proposer contre le Zénith donc ? Du courage, de l’envie, de l’abnégation, le sens du collectif et des efforts ! Le “Fighting spirit” est totalement en liaison avec les Rangers, surtout lorsque l’on voit Kirk Broadfoot ou Steven Whittaker, deux écossais arrivés cet été à Glasgow. Cette hargne collective est d’autant plus incroyable que les Rangers enchaînent les matchs à une cadence infernale et qu’ils jouent sur quatre tableaux (dont trois à fond EUX). Alors, même si techniquement le niveau est très moyen, et que les absences des joueurs les plus doués dans ce domaine se sont fait sentir, ils ont joué avec leurs armes et il faut les féliciter.

 

A 38 ans, David Weir joue avec ses moyens et incarne l’esprit “Gers” et écossais en général

 

 

Advocaat, grand vainqueur de la soirée ?

Ah Nacho Novo ! Certains l’imaginaient titulaire vu sa forme du moment mais l’espagnol est resté cantonné à son rôle de joker (décisif?). Il aurait pu envoyer le match en prolongation si sa reprise de volée à la 90° n’avait pas terminé dans les nuages alors qu’il n’avait qu’à assurer ou la laisser à McCulloch. Ce fut la plus belle occasion des Gers dans ce match.

Darcheville et Ferguson, quand ils avaient un ballon exploitable, ont trouvé des brèches, comme à la 8° ou la percée de l’attaquant français créa des frayeurs dans l’arrière garde Russe. Le capitaine, tenta d’orienter le jeu mais, il est vrai, n’a pas été aidé par le jeu pratiqué. C’est là tout le problème, que se serait-il passé avec des ailiers forts techniquement comme Beasley ou Burke ou avec un Davis au centre du terrain pour aider “Bazza” ? Nul le sait, c’est vrai, mais la donne aurait pu être totalement différente, comme si Pogrebnyak était là. Le paradoxe était surtout ici, le meilleur buteur de la compétition était un joueur pour les défenseurs écossais qui préfèrent les grands gabarits aux petits, mais là, le mérite en revient à Dick Advocaat qui a gagné la bataille technique avec Walter Smith.

 

 

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Zenith - Glasgow Rangers : Finale de l’UEFA

13th mai 2008

 

Mercredi 20h45 M6

 

La Carling sur cette saison historique ?

Après un succès en Coupe de la Ligue, nos très chers écossais sont encore en lice pour écrire l’histoire en égalant le Celtic de 1962 qui avait réussi à remporter quatre trophées. En effet, les “Gers” vont disputer la finale de la Scottish Cup contre Queen of South (D2), la SPL contre le Celtic et cette finale de l’UEFA contre le Zénith St.Petersbourg.

Avec neuf arrivées en début d’année pour moins de 9 millions d’euros, le club protestant de Glasgow avait décidé de rompre avec des dépenses à tout va et de retrouver une identité écossaise, l’effectif compte d’ailleurs 17 ressortissants des Highlands sur les 27. Avec les arrivées de Darcheville, Cuellar, Naismith, Broadfoot ou Beasley, le club avait misé sur des joueurs qui n’était pas (ou très peu pour Beasley) reconnus sur la scène Européenne. Avec des tours préliminaires bien maitrisés, surtout défensivement, les Rangers ont accédé à la Ligue des Champions et ont réalisé l’exploit d’aller s’imposer à Gerland 3-0 (McCulloch, Cousin et Beasley étaient les buteurs). Hélas (enfin pas tant que ça…), le club écossais finit 3° après une défaite 3-0 contre…Lyon. Direction la Coupe Uefa et toute sa magie…

Panathinaikos, Werder Breme, Sporting Lisbon et Fiorentina, autant de grands noms qui sont passés sous les Rangers. Une solidité défensive à tout épreuve et un “fighting spirit” parfaitement illustré par les remplaçants qui sont passés titulaires à cause de transfert (Hutton à Tottenham remplacé par Broadfoot qui jouait à St.Mirren l’an passé) ou par des blessures (Whittaker, Dailly, Alexander, Novo). Et oui, malgré des moyens techniques limités et un effectif “moyen sur la scène européenne”, les Rangers ont fait le même coup à chaque match. Un 4-5-1 qui fait merveille avec une colonne vertébrale Cuellar-Ferguson-Darcheville du plus bel effet.

 

Kirk Broadfoot, ici à gauche, illustre les Rangers de cette saison…

 

Blessé mais encore Vivant

Naismith, Burke, McGregor sont blessés tandis qu’Adam, Beasley et McCulloch viennent de retrouver les terrains d’entraînement il y a peu. Si on ajoute l’incertitude qui plane sur Thomson, c’est au total 7 joueurs qui ne sont pas au top et qui pourraient manquer ce choc.

Néanmoins, le staff des “Gers” est optimiste concernant Thomson, moins pour McCulloch malgré l’enthousiasme du joueur. Walter Smith, le manager de l’équipe, à prévenu que ce match serait totalement différent des autres. Il semble craindre les Russes puisqu’il explique que leur excellente saison ponctuée d’un titre de champion et de leur parcours européen risque de donner un match très dur. Son adjoint, Ally McCoist préfère évoquer cette magnifique occasion et il prie pour qu’ils puissent apporter le trophée à Glasgow. Il a également abordé le “style de jeu” de l’équipe, très critiqué par certains comme Messi. Cela ne l’ennuie pas d’entendre cela et il trouve cela même amusant, surtout si la coupe revient à Glasgow.

 

 

Une Equipe Classique ?

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Le 4-5-1 devrait être présent même si des (grosses?) incertitudes planent sur Thomson et McCulloch. Vu sa forme du moment, Nacho Novo pourrait commencer le match sur un côté et permettre à McCulloch et Beasley d’apporter en seconde mi-temps puisqu’ils n’auraient sans doute pas la coffre pour tenir le match en entier. D’ailleurs, l’américain risque d’être un des acteurs très important de cette finale puisqu’il est le seul joueur à présenter une vitesse et une force de percussion sur les ailes. Sa technique risque de faire du bien et son association avec Darcheville et Ferguson risque de faire merveille.

En somme, l’équipe s’achemine ainsi

 

Alexander

Broadfoot - Cuellar - Weir - Papac

Hemdani

Davis - Ferguson (c) - Thomson - Novo

Darcheville

 

Groupe

Alexander, Whittaker, Broadfoot, Cuellar, Weir, Papac, Ferguson, Thomson, Dailly, Novo, Darcheville, Smith, Boyd, Beasley, Lennon, McMillan, Furman, (McCulloch?)

 

Beasley pourrait rentrer et faire la décision demain

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Fiorentina - Glasgow Rangers : 0-0p 2-4

1st mai 2008

En Finale !

 

Alexander

Broadfoot - Cuellar - Weir - Papac

Davis (Novo 81°) - Hemdani - Thomson - Whittaker

Ferguson

Darcheville (Cousin 65°)

Expulsion : Cousin 110°

Tirs aux buts marqués : Whittaker, Papac, Hemdani, Novo

Tir au but raté : Ferguson

 

 

Attaque contre Défense

S’il fallait résumer cette rencontre, ce “titre” aurait pu très bien marché. Hormis le premier quart d’heure, les Gers ont attendu et bétonné comme jamais. C’est bien simple, tout le monde revenait et taclait, pressait et se jetait dans les pieds italiens. A l’inverse, ces derniers ont pratiqué un jeu très intéressant, porté sur l’offensive avec les excellents Liverani et Gobbi. Alors, bien sur, les joueurs de Florence se sont crées des situations chaudes, comme à la 30° sur un oublie de Weir sur un coup-franc ou dans les prolongations par l’intermédiaire de Vieri. Oui mais, il y avait toujours un pied, une tête écossaise pour être là et écarter le danger. A l’image de Carlos Cuellar, l’immense défenseur espagnol et de loin homme du match, les “Gers” ont fait valoir toute leur hargne défensive.

Pour montrer ce “blocus”, le premier tir est intervenu à la 70° par Davis qui aurait pu faire mieux. On trouvera encore quelques tentatives (7 au total) dont une de Whittaker à la 84° qui obligea Frey à se détendre. Le gardien français eut aussi chaud quand la frappe déviée de Cousin retombait juste derrière ses buts.

 

Provocation contre Courage

Ce match fut vraiment celui des oppositions. Outre le contraste de style de jeu, on a vu des comportements différents. Avec un arbitre belge, Mr.De Bleeckere, qui fut très tatillon avec les écossais surtout avec Darcheville et Cousin. Entre Ujfalusi, Pazzini et Liverani on a eu droit à la “comedia del arte” tout le long du match. Le point culminant arrive à la 110° avec le tête contre tête entre Cousin et Liverani qui finit par un magnifique jeu de comédien du joueur de Florence. On peut aussi citer le foutage de gueule de Montolivo suite à son penalty marqué…

Le paradoxe côté écossais est que les joueurs ont jouer “réglos”, permettez moi l’expression. Weir, Cuellar, Broadfoot (pour ne citer qu’eux) regardent leurs adversaires en face et ne cherchent pas trente six façons de jouer au football. Comme cela a été souligné par les commentateurs de Canal + Sport, ils ont joué le “ballon” sans chercher autre chose. Et quand on voit leur rage de vaincre et les courses continues derrière le ballon on peut dire bravo aux Rangers !

 

Notes Individuelles

 

Alexander (6.5) : Ou ce sont des consignes de Walter Smith ou il a vraiment du mal avec son jeu au pied qui part toujours à gauche. Deux sorties aériennes ou il passa au travers mais des prises de balles sur et un penalty sauvé.

Broadfoot (6.5) : Quelle puissance ! Annoncé remplaçant il a finalement été titulaire et s’en est sorti avec brio en enchaînant les courses et des interventions précieuses. On lui pardonnera son entrée délicate

Cuellar (9.0) : MR.CUELLAR ! Omniprésent, décisif les termes manquent pour décrire la prestation de l’espagnol qui n’eut que quelques faiblesses dans la relance (je chipote, je chipote)

Weir (6.0) : Hormis son erreur de marquage à la 30°, le vétéran a tenu sa place avec solidité même s’il aurait pu s’épargner une ou deux mauvaises communications avec Alexander et Papac.

Papac (5.5) : Sur techniquement, le bosniaque eut un peu de mal à contenir ses adversaires quand ils partaient dans son dos. Des interceptions bien senties cependant

Hemdani (5.5 ) : Très présent en première mi-temps, le franco-algérien a baissé de pied et eut quelques déchets. Une belle débauche d’efforts et un excellent placement en prolongation.

Thomson (5.0) : Donna d’excellents ballons mais fut assez discret. Finit épuisé mais avec tant de pressing et de replacement, c’est logique.

Davis (4.0) : Un match qui n’est pas fait pour le technicien nord-irlandais. Un bon début de match et une occasion ratée à la 70° ou il oublia Whittaker. Quelques interventions défensives intelligentes

Whittaker (6.5) : Ultra-actif, ultra-sollicité de la tête, Steven était de partout. Encore brouillon techniquement, il est aussi capable d’éclairs comme une roulette, un coup du sombrero ou une belle frappe enveloppée à la 84°. Enorme en toute fin de match pour empêcher Vieri de marquer

Ferguson (5.0) : Le capitaine a fait remonté le bloc à de nombreuses reprise, surtout en première mi-temps. Très peu de déchets mais peu de ballons touchés (dommage). Un penalty raté qui fut sans conséquence.

Darcheville (4.5) : Utile dans son pressing, il eut plus de mal dans ses remises. Sanctionné sévèrement par l’arbitre à de nombreuses reprises…

Cousin (3.0 ) : Autant il fut très utile par son jeu aérien et par ses prises de balle, autant il était surexcité et n’aurait jamais du céder aux provocations de Liverani

Novo (6.0) : Ultra-actif, l’espagnol tenta de faire valoir sa vitesse. Il envoie les Gers en finale avec son penalty

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Fiorentina - Glasgow Rangers (jeudi 20h45)

1st mai 2008

Demi-finale retour de l’UEFA

 

Après le match nul 0-0 à Ibrox, assez laborieux, les “Gers” vont tenter d’arracher leur qualification pour la finale de la C3 à la Viola. Ces derniers seront les grands favoris de la rencontre, surtout quand on connaît les absents côté écossais : McGregor, McCulloch, Beasley, Adam, Naismith et Burke ! Heureusement, on retrouvera le capitaine “Bazza” Ferguson et le milieu Thomson qui reviennent de suspension. Autre bonne nouvelle, David Weir, longtemps incertain, tiendra sa place en défense centrale.

Il risque de ne pas avoir beaucoup de surprise dans le onze de départ mais un choix me laisse perplexe. Kirk Broadfoot, défenseur central de formation, qui évolue à droite depuis le départ de (monsieur) Hutton, serait remplacé par Dailly. Quand on voit les dernières performances catastrophique du vétéran, on peut se dire que Walter Smith cherche vraiment à jouer avec l’expérience. Il faut quand même dire que Broadfoot a un peu de mal ces derniers temps mais ce choix me surprend. Mis à part le poste d’arrière droit, on se dirige vers un 4-5-1 classique avec Darcheville, ménagé dimanche, en pointe.

 

Ferguson la clé ?

Le capitaine des “Gers” revient de suspension. Sans lui, le jeu est assez insipide, cette touche technique, ces orientations dans le jeu mais aussi son pressing ont cruellement manqué à Ibrox. A mon avis, il risque d’être la clé ce soir et sa motivation est vraiment énorme. “Bazza” explique qu’il se sent comme un enfant, comme lors de son premier match sous le maillot des Rangers. Il continue en disant qu’il n’a jamais eu l’opportunité de pouvoir disputer une finale européenne et qu’il est très excité. Bref, le capitaine est en forme.

Pour les autres déclarations, Carlos Cuellar, suspendu à Celtic Park dimanche, dit qu’il a de très bonnes sensations et qu’ils avaient été très concentrés lors du match aller et que la “Viola” n’avait pas eu beaucoup de chances de marquer. On finira par l’assistant (très présent) de Walter Smith, Ally McCoist qui affirme que ces opportunités sont très rares et que l’excitation est énorme dans le groupe. Envie, motivation, Go Gers !

 

La Fiorentina se voit déjà à Manchester ?

La question mérite bien d’être posée tant les italiens paraissent sur d’eux ! Il est difficile de trouver un joueur qui parle de la qualité de l’adversaire car entre Mutu, qui explique n’avoir rien à prouver aux britanniques, et Santana qui explique que la Fiorentina est une des meilleures équipes italiennes et qu’elle doit donc battre un club écossais logiquement, on peut dire que les italiens se voient déjà en finale…

Attention à eux, le Sporting Lisbon croyait aussi cela et il ne faut pas oublier que Mutu, Alessandro Gamberini, Massimo Gobbi, Riccardo Montolivo et Thomas Ujfalusi seront suspendus en cas d’avertissement. Cela risque de jouer

 

 

Groupe des Rangers

Alexander, Weir, Papac, Hemdani, Novo, Darcheville, Broadfoot, Cuellar, Whittaker, Dailly, Davis, Ferguson, Thomson, G Smith, Buffel, Boyd, Cousin, Faye.

 

 

Rendez-vous ce jeudi à 20h45 sur Canal + Sport !

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Glasgow Rangers - Fiorentina : 0-0

27th avril 2008

 

Alexander

Broadfoot - Cuellar - Weir (cap) - Papac

Davis - Hemdani - Dailly - Whittaker

Darcheville - Novo

 

Oui vous ne rêvez pas, les “Gers” ont endossé une formation en 4-4-2 avec Nacho Novo qui tournait autour de Darcheville. Néanmoins, il ne fallait pas s’attendre à un jeu technique et porté vers l’avant. D’une part, avec tous ces absents (surtout au milieu) on a vu “un kick & rush” pendant 90 minutes. D’autre part, avec Weir et Dailly sur le terrain, les Rangers jouent toujours bas, mais encore plus jeudi. Dommage, car la “Viola” était prenable quand on voit ce que Darcheville a fait subir aux italiens..

 

Déchets Techniques

S’il fallait résumer cette rencontre côté écossais, ce terme irait à merveille, erreurs techniques. Hormis quelques mouvements, le plus souvent animé par Davis ou Whittaker, le jeu fut très pauvre (l’absence de Ferguson en est la cause?). Le milieu fut totalement absorbé par celui de la Fiorentina et la paire Hemdani-Dailly a multiplié les erreurs (surtout le second). Ajouté à cela, un Davis en petite forme et vous obtenez une large possession italienne (61%).

Les occasions furent donc rares, on notera deux rush intéressants de Darcheville dans le premier acte et un tir de Novo en seconde mi-temps. Ah, j’oubliais, la plus grosse occasion fut arrêté par l’arbitre qui a oublié de laisser l’avantage alors que Novo partait seul au but. Cruel quand même..

 

Solidité Défensive

Que ferait les Rangers sans Carlos Cuellar ? L’espagnol a encore été magnifique et fut élu homme du match par les médias écossais. Il sauva une ou deux “situations chaudes”, s’interposa plusieurs fois devant Pazzini et Mutu et fut calme dans ses relances. A ses côtés, Weir est toujours aussi paradoxal. Il a beau avoir 37 ans, cela ne l’empêche pas de faire des fautes d’un jeune joueur (notamment en mettant ses partenaires en difficulté ou en tirant trop les maillots adverses). Néanmoins, il fut solide dans les duels, tout comme Papac. Enfin, que dire de Broadfoot ? Ce grand gaillard (1m91 - 89kgs) est un défenseur central de formation mais joue arrière droit depuis le départ, du tant regretté, Alan Hutton. On ne peut pas dire que la vitesse soit son fort tout comme la finesse technique et cela se vit dans la première demi-heure ou il fut très moyen. Mais ensuite, il déborda d’énergie, apporta le surnombre et s’appliqua dans ses passes. Je l’imagine avec Cuellar en défense centrale mais cela ne semble qu’un rêve…

En somme, les Italiens eurent très peu d’occasions, on retiendra deux arrêts sécurisants d’Alexander, bonne doublure de McGregor.

 

 

Kirk Broadfoot, un paradoxe….

 

Alexander (6.5) : Solide dans ses interventions et dans son placement. A tendance a trop dégagé côté gauche

Broadfoot (6.0) : A la limite du mauvais pendant une demi-heure avant de faire parler sa puissance et son engagement. Très bon pendant le quart d’heure après la pause

Cuellar (7.5) : Intraitable, tout simplement

Weir (5.5) : Une tête plongeante importante en fin de match pour écarter le danger mais des approximations techniques

Papac (5.5) : Emprunté en première mi-temps, il fut décisif en seconde par son placement pour stopper des attaques italiennes

Hemdani (4.5) : Placé en milieu central (et non défensif), le franco-algérien tenta s’imposer un petit pressing mais il fut inefficace. Décevant

Dailly (3.5) : Invisible, sauf pour perdre des ballons et faire des fautes. En défense centrale, je dis oui, en milieu central je dis non

Whittaker (5.0) : Il a parcouru des kilomètres sans réussir grand chose. On retiendra quand même deux percées intéressantes

Davis (4.5) : Sa qualité technique est évidente mais il eut du mal à s’exprimer. Ce type de jeu n’est pas trop fait pour lui dans un sens

Novo (5.0) : On ne peut pas lui reprocher son activité et son pressing (il fut un des rares à l’exercer). Par contre, il pêcha dans les derniers gestes

Darcheville (6.5) : Il posa une multitude de problèmes à la défense centrale adverse. Ses accélérations et ses contrôles de balles furent d’une aide précieuse. Il est au top

Buffel (5.5) : Entré à l’heure de jeu à la place de Novo, il joua comme un meneur de jeu. Fit la différence avec quelques dribbles, il semble sur la bonne voie. Un joueur très utile mais qui manque encore de rythme

Cousin (5.0) : Suppléa Darcheville à la pointe de l’attaque, il fit parler son aisance dans les airs, dommage qu’il le soit moins au sol.

 

 

PS : Désolé du retard, je n’étais pas très disponible ces derniers jours.

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Rangers - Fiorentina (Jeudi 20h45)

23rd avril 2008

Demi-finale aller de l’UEFA

Quelle affiche ! Décidément, le parcours européen des “Gers” cette saison les aura conduit contre tous les meilleurs pays de football. De l’espagne (Barcelone) à l’Allemagne (Werder Breme, Stuttgart) en passant par la Grèce (Panathinaïkos), les Rangers auront visité l’Europe. Ils auront encore le droit de rêver, d’aller en Angleterre, à Manchester pour la finale de l’UEFA, mais avant, la “Viola” se dresse devant eux.

Le club italien est le favori logique de ce duel après leur qualification contre le PSV. Un jeu technique, léché avec des stars comme le roumain Mutu, qui fait peur à Walter Smith, le coach des Rangers. Le capitaine de l’équipe a entamé les petites phrases d’avant match en expliquant que le groupe n’avait pas peur de l’ambiance électrique d’Ibrox Park. A n’en pas douter, les italiens semblent un peu prendre de haut les écossais, comme le Sporting Lisbon…Dainelli continua en parlant des bons résultats du club et du travail fait et qu’il n’avait pas de raisons pour que ça change.

Le groupe florentin sera privé de son capitaine (et il parle à la presse en disant qu’il n’a pas peur..) Dainelli et du défenseur Ujfalusi. On se dirige vers une formation classique : Frey; Pasqual, Gamberini, Kroldrup, Jorgensen; Liverani, Kuzmanovic, Montolivo; Mutu, Pazzini, Santana.

Liedson avait été impuissant contre les “Gers”, Mutu le sera-t-il ?

 

 

Un effectif décimé

Côté Rangers, ce n’est pas la joie. Les matchs s’accumulent, avec encore 120 minutes jouées dimanche en Scottish Cup contre St.Johnstone et les absents également. Déjà privés de Beasley et Adam, les écossais vont devoir composer sans Chris Burke et Steven Naismith, blessés en Coupe. On ajoute encore les absences de Allan McGregor, le gardien, et le milieu gauche Lee McCulloch, sans doute out jusqu’à la fin de l’année, qui ont subi l’Old Firm de plein fouet. Comme si ça ne suffisait pas, Barry Ferguson et Kevin Thomson sont suspenduset Kris Boyd est incertain à cause d’une intoxication alimentaire !

Walter Smith a évoqué en conférence de presse qu’il croyait que son équipe avait assez de qualité pour surmonter à la Viola à Ibrox Park. Il a aussi ajouté que les Gers ont souvent changé de système cette saison et que s’il décidait de le faire, les joueurs seraient capables de gérer cela. Doit-on comprendre qu’un possible 4-4-2 sera utilisé à Ibrox Park ? Possible, sachant que lors du quart de finale, le manager écossais avait déjà évoque l’idée avant de se raviser. Dans tous les cas, ce sera une équipe meurtrie qui rentrera sur la pelouse demain. Trois indiscutables de la maison ne sont pas là (Ferguson, McGregor, McCulloch) et il ne sera pas aisé de les remplacer. Après tout, Davis, Novo et Darcheville ne sont-ils pas au top de leur forme ?

 

 

Rangers (from): Alexander, Broadfoot, Cuellar, Weir, Papac, Dailly, Whittaker, Davis, Hemdani, Novo, Darcheville, G Smith, Buffel, Cousin, Boyd, S Smith, Gow, Furman.

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Sporting Lisbon - Glasgow Rangers : 0-2

10th avril 2008

 

 

McGregor

Broadfoot - Cuellar - Dailly - Papac

Hemdani

Davis - Ferguson (cap) - Thomson - McCulloch

Darcheville

Sporting Lisbon - Glasgow Rangers : 0-2

Darchville 60°, Whittaker 92°

Homme du Match : Jean-Claude Darcheville

Rentrés : Cousin (Darcheville 71°) ; Whittaker (McCulloch 78°)

Non-Utilisés : Alexander, Boyd, Novo, Burke, Naismith

 

Un succès mérité

Les “Gers” viennent d’obtenir leur billet pour les demis-finale de l’UEFA avec cette victoire au Portugal sur le score de deux buts à rien. Ceci marque le première succès à l’extérieur de la campagne européenne 07/08 des Rangers ! Cela traduit surtout un des matchs les plus aboutis des Ecossais, si ce n’est LE match.

Jouant un peu plus haut que d’habitude (à cause de l’absence de Weir?) et avec plus la volonté de poser le ballon, l’entame de match est totalement pour nos très chers visiteurs qui furent à deux doigts de marquer à la 3° mais Darcheville rata son duel. Le milieu des Rangers est à l’origine de beaucoup de récupérations et de jeux en triangle. La construction est courte, latérale et fait sortir des portugais qui ne pressent pas ensemble. On notera quand même un poteau à la 18° sur une tête de Liedson à la suite d’un coup-franc (discutable) de Romagnoli. Le Sporting n’arrive pas dans le jeu à inquiéter les écossais et s’en remettent aux phases arrêtées comme sur une tête du capitaine Moutinho à la 80°. A part ça, ce fut quasiment le néant. 20 tirs certes mais sans véritable danger, on pourra compter une tentative de Djalo et Vukcevic et encore…

A l’inverse, côté écossais, les occasions furent plus franches malgré les 6 petits tirs. McCulloch héritait d’un ballon seul aux 18 mètres mais sa frappe trouvait un portugais. Lors du deuxième acte, les Rangers évoluèrent plus en contre et c’est à l’heure de jeu que Davis et Darcheville jouèrent une magnifique action pour l’ouverture du score. En fin de match, Cousin ratait la balle de K.O mais se rachetait dans les arrêts de jeu en faisant un appel de balle en or pour permettre à Whittaker de doubler la mise. 47% de possession et 6 tirs mais une intelligence et un sens collectif largement supérieurs.

 

Collectif contre Individualités

La clé du match réside dans l’état d’esprit des deux équipes. D’un côté, les locaux passèrent plus de temps à simuler (Liedson peut envisager une reconversion de comédien sans soucis) et à tenter des gris-gris qu’à jouer ensemble. Les tentatives individuelles se multiplièrent et le pressing était très désordonné. De l’autre côté, les écossais commirent 20 fautes et prirent 5 avertissements (dont deux très sévères) mais mirent un enthousiasme fou. Le pressing fut très efficace et chaque joueur se sacrifia, de Darcheville à McGregor. Voir tous les joueurs fêter les buts et s’encourager continuellement montre bien la mentalité de cette équipe qui n’a jamais rien lâchée.

Comparé au match aller, la différence s’est faite également avec des individualités plus en vues. Steven Davis fut débordant d’activité, de technique et aussi de justesse dans ses choix tandis que Thomson, invisible à l’aller, fut généreux dans l’effort et éclaira le jeu avec intelligence. Ces deux joueurs ont incontestablement pesé dans le sort du match et nul doute qu’ils seront décisifs face à la Fioretina pour les demis-finale. Parlons-en un peu de ce prochain adversaire qui vient de battre le PSV Eindhoven. La “Viola” partira avec le statut de favori surtout que Barry Ferguson et Kevin Thomson seront suspendus à Ibrox Park le 24 Avril.Deux énormes coups durs, surtout pour le capitaine véritable âme de l’équipe. Mais qu’importe, l’heure aujourd’hui est à la fête et nul doute viendra la gâcher !

 

 

Ferguson risque de beaucoup manquer le 24 avril…

 

 

McGregor (6.0) : Solide au pied et dans ses interventions. Un ou deux manques de communication cependant

Broadfoot (5.5) : Toujours aussi frustre techniquement, l’ami Kirk a été présent défensivement dans l’anticipation.

Cuellar (7.0) : L’espagnol a tenu sa place et cela se voit. Une solidité et un jeu très propre, même dans relances

Dailly (5.5) : A remplacé Weir avec réussite. Solide dans les airs, il fut néanmoins devancé par Moutinho à la 80°.

Papac (6.0) : Combattif et sécurisant balle au pied.

Hemdani (5.0) : Absent des débats jusqu’à la demi-heure de jeu avant de faire valoir son placement et son jeu sans fioritures

Thomson (7.0) : Enorme de bout en bout. Il a harcelé les portugais et a écarté le jeu avec succès. Un des hommes-clés qui manquera également le match aller contre la Viola

Ferguson (6.5) : Généreux mais n’aurait jamais du prendre cet avertissement à la 80° pour contestation (l’arbitre a été sévère quand même). A part ça, le cap’tain a beaucoup aidé dans le pressing pour faire remonter le bloc

McCulloch (5.0) : A bien commencé mais son manque de dynamisme lui a joué des tours. Un carton jaune pour un tacle sur Rui Patricio, décidément son ami après une altercation à l’aller

Davis (8.0) : Etincelant ! Côté droit ou dans l’axe, Steven a multiplié les courses et les débordements. Une passe décisive pleine de sang-froid pour Darcheville

Darcheville (8.0) : Pendant 70 minutes il s’est battu comme un lion. Très fort dans ses prises de balle et dans ses dribbles, il a été excellent. Son but n’est que mérité

Cousin et Whittaker ont été impliqué dans le second but. Le premier a fait valoir son jeu de tête et le second sa combativité.

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